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La visite d’admission dans un établissement ou service médico social 4/4

Votre enfant est orienté dans un établissement ou un service médico social par la MDPH. Vous souhaitez ne rien oublier lors de la visite d’admission. Ancienne directrice d’établissement, je vous livre quelques astuces. Vous pourrez poser les bonnes questions le jour de la visite, pour prendre une décision éclairée.

La visite d’admission : Les prises en charge, les soins, la scolarité, le projet individualisé

Lors de la visite d’admission il est essentiel de s’intéresser aux différentes modalités de prise en charge et d’accompagnement de votre enfant. Une intégration dans une structure doit pouvoir permettre à votre enfant d’élargir son champ de compétence et de consolider ses points faibles. L’admission dans un établissement doit permettre l’accès vers une plus grande autonomie et concourir à de multiples apprentissages. Ainsi une institution ou un service médico sociale doit :

Aider l’enfant à grandir par l’éducation :

Tout enfant est un être en construction. L’éducation permet à l’enfant de se construire, de canaliser ses pulsions pour les humaniser en adaptant son comportement, ses attitudes, sa pensée à la société dans laquelle il vit. Grâce à l’éducation, l’enfant abandonne le principe du plaisir immédiat pour celui du réel, du principe de réalité qui pourra assurer la satisfaction des besoins de façon plus efficace et favoriser un nouveau et différent rapport au plaisir.

Cela demande à l’enfant une adaptation progressive et constante à l’environnement. L’enfant ressent le monde, il le mémorise, puis s’aperçoit qu’il peut avoir une action sur les personnes qui l’entourent grâce à l’expression de ses ressentis. Il va peu à peu élargir sa capacité d’interaction ce qui va lui permettre de développer pensée et capacité de jugement.

Grandir, progresser, c’est apprendre à renoncer à tout avoir et à tout être et trouver dans l’inconnu un plaisir à grandir. Cela ne peut se faire qu’en appui sur l’adulte qui posera l’interdit, les lois, les limites, la frustration nécessaire et le cadre. L’adulte permet à l’enfant de comprendre en quoi et comment il appartient au monde qui l’entoure. Il lui permet de renoncer à la pulsion, de gagner en maturité en se trouvant, dans la réalité un point d’appui structurant.

Accompagner l’enfant ou la personne accueillie :

Les principes d’intervention de tout établissement digne d’accueillir des enfants, adolescents ou adultes en difficultés, reposent sur l’idée que l’humain se structure peu à peu en passant de l’état de dépendance à celui de personne singulière responsable d’elle-même. L’être humain est en devenir de la naissance à la mort. Son corps et son psychisme le constituent, ne font qu’un et lui permettent de se structurer en interaction constante avec l’environnement humain et matériel qui l’entoure et qui quant à lui évolue constamment.

Ce mouvement de structuration n’est pas sans souffrance. Il est constitué de possibilités et de difficultés à surmonter, accepter ou comprendre pour vivre au mieux. Il se fait en soi, avec les autres, en acceptation des interdits, en intériorisation de la Loi, dans le collage corporel ou le retrait, dans la fabrication de défenses, conscient ou non des choix, pris dans des maillages relationnels complexes.

Pour les professionnels de l’établissement il s’agit d’accompagner les étapes de la vie de l’enfant : l’éduquer en le valorisant, en l’encourageant, en le rassurant, en lui permettant une compréhension de ses compétences et difficultés. Lui apporter  un cadre qui donne des repères et des limites de façon constructive pour lui permettre de vivre et d’évoluer en groupe dans la société est ce qui soutiendra le sens et l’ensemble des actions.

L’action éducative permettra de vivre ensemble, se reconnaître comme appartenant à un groupe, se sentir inclus dans la loi sociale et les interdits fondamentaux. C’est apprendre à faire avec un autre. L’enfant pourra apprendre à vivre en relation avec les autre sans éprouver angoisse ni crainte. Il comprendra qu’il doit faire des choix et que ceux-ci ont des conséquences personnelles et collectives. Grandir, c’est s’adapter et s’inscrire dans une trajectoire.

Accompagner la personne en situation de handicap :

Ce qui permet à l’homme d’exister, c’est le lien, la relation, l’échange social. La personne en situation de handicap doit vivre dans un espace sécurisant et contenant, favorisant son bien être. Un accompagnement fondé sur l’échange, la participation, la confiance mutuelle et le respect, sont des éléments essentiels de la construction de sa propre identité.

Dans ce sens, l’établissement veille à la meilleure adéquation possible du cadre humain, relationnel, spatial et temporel, aux besoins de la personne accueillie dans le but d’assurer son mieux être et son mieux vivre. La participation de la personne accueillie réside dans sa capacité à prendre part à la vie collective, à engager sa responsabilité, à trouver sa place dans son intérêt propre et dans une appréhension de l’intérêt général. La personne n’a pas toujours cette capacité. Il est alors nécessaire de lui apporter les points d’appui indispensables.

 Les positions institutionnelles concernant la relation aux personnes accueillies :

Les personnes accueillies dans l’établissement peuvent présenter des comportements singuliers qui deviennent des problèmes pour l’environnement. Le risque est, qu’au fil du temps, les problèmes de comportement se confondent avec la personne, pour faire de cette dernière un « problème ». Nous pouvons tenir face à cet enfant l’engagement suivant : « Tes problèmes ne font pas de toi un problème, mais un défi pour nous… ». Ceci implique un réglage humain, sensible, éthique sur la distance, une organisation fonctionnelle, des dispositions techniques efficaces et un environnement consistant. Ce défi est tout à la fois une occasion de développement pour l’enfant et pour l’institution.

Les comportements des enfants, leur répétition, les « décharges pulsionnelles » des enfants peuvent épuiser l’attention, l’empathie des intervenants.

L’institution doit prévenir les risques et prendre les dispositions nécessaires qui soutiennent un plaisir à être ensemble, dans une ambiance institutionnelle propice à la pensée. Certaines pratiques de l’accompagnement éducatif peuvent être repérées comme utiles, au fil du temps, soit à la cohésion du groupe, soit à l’adaptation de la personne à son milieu, soit à l’adaptation du milieu aux particularités de la personne à des fins d’interactions. Ces pratiques organisent la vie quotidienne, donnant au lieu de vie le filtrage, l’ordre, la structure, la logique pour que les personnes accueillies puissent développer des compétences et apprendre.

Il est ainsi essentiel de construire une réflexion partagée sur l’acte éducatif afin de s’assurer de la cohérence des actions menées auprès de l’enfant. Pour les professionnels, tenter de limiter l’arbitraire se travaille notamment lors des séances d’analyse de la pratique professionnelle. Par ailleurs, il importe d’abandonner les positions qui nous situeraient en tant que seul détenteur d’un savoir sur les problèmes et les difficultés du sujet et sur ce qu’il convient d’entreprendre pour y remédier.

Attention : Lors de la visite d’admission, demandez impérativement s’il existe une salle de retour au calme, ou pièce hyposensorielle, si tel est le cas, exigez de connaitre quel protocole est appliqué et quels comportements sont visés.

Exemple : Une prise en charge tenant compte de l’origine plurifactorielle des TED

L’autisme est un trouble du développement dont l’étiologie précise encore inconnue, est quasi certainement plurifactorielle. En effet, la pathologie autistique, de l’avis de tous, psychopathologues comme neuroscientifiques, apparaît aujourd’hui comme fondamentalement hétérogène et composite. Une prédisposition à base biologique est très probable, tout autant que son caractère inné décrit dès le départ par Kanner en 1943. La gravité du trouble, tout autant que la grande diversité des profils cliniques des enfants  présentant des troubles de la relation, de la communication et des intérêts, a motivé des recherches variées dans tous les métiers concernés par le soin aux enfants.

Qu’il s’agisse du diagnostic et de l’évaluation qui le confirme, ou de la prise en charge, de nombreux professionnels sont convoqués auprès d’une personne avec autisme. Dans le même esprit, l’établissement s’attache à avoir une approche pluridisciplinaire de la personne atteinte de TED et sait faire appel tant aux théories psychanalytiques que cognitivistes, en s’adaptant aux besoins de chaque personne.

Les troubles de l’enfant autiste sont définis comme des altérations qualitatives des interactions et de la communication. Il s’agit de s’adapter, de comprendre profondément ce qui se joue pour l’enfant, d’aménager la rencontre pour que l’enfant autiste, dans la relation, puisse intégrer et assimiler toutes les expériences que la vie lui permet de faire.

 

Du côté de l’enfant,  la prise en charge doit impérativement se référer aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles de l’ANESM , qui tient compte des terribles appréhensions qu’ont ces enfants en raison de leur incompréhension du monde animé qui est pour eux imprévisible. L’expérience acquise depuis une trentaine d’années nous permet d’envisager l’autisme comme une « panne développementale » initiale entraînant la non constitution des premières constructions du moi corporel et des premières enveloppes. Le débordement émotionnel qui résulte de ce défaut de contenance gêne l’organisation des perceptions sensorielles et génère des particularités cognitives.

Quand l’autisme est une forme d’identité pour l’enfant, l’adolescent ou l’adulte, c’est à dire quand les particularités du fonctionnement cognitif de l’enfant ont construit son mode d’être au monde de façon originale, le psychanalyste tente avec lui de comprendre sa vie psychique, et de la lui expliquer. Il lui prête son « appareil à penser », le soutient dans le travail qu’il fait pour tenter de se comprendre, afin d’occuper une place dans un monde où les autres sont si différents de lui. Mieux se comprendre, pour mieux contenir ses émotions et trouver une meilleure harmonie dans la construction de la personnalité, c’est le projet de tout travail institutionnel

Exiger la bientraitance et la prévenir des risques de maltraitance

Sur le plan institutionnel le cadre des procédures d’admission, de fonctionnement des services, des groupes de vie, des projets personnalisés, de gestion de dossier de l’usager…sont autant de guides essentiels qui favorisent des attitudes professionnelles adaptées, qui préservent la place de « l’autre » et limitent les positions arbitraires qui nuisent à « l’autre » ou le nient. Dans toutes les situations, les professionnels sont amenés à réfléchir sur la finalité de leurs pratiques et la justification de leurs décisions. Les questions suivantes sont alors posées et vous pouvez les poser lors de la visite d’admission :

  • A quel moment agissons-nous dans l’intérêt de la personne et à partir de quand risquons nous d’oublier son intérêt ?
  • Jusqu’où peut-elle aller avec nous ?
  • Jusqu’où pouvons-nous aller avec elle ?
  • Comment veiller à promouvoir l’autonomie de chaque usager en créant les conditions pour qu’il puisse décider, exprimer ses besoins, ses souhaits et ses attentes ?
  • Comment respecter sa liberté de conscience, son système de valeur, son éducation ?
  • Quelles sont les conditions propres à favoriser la participation de l’usager à l’élaboration du projet qui le concerne ?

A l’échelle des individus, les professionnels de l’établissement doivent être engagés dans une vigilance quotidienne quant à la qualité des actions qu’ils mettent en œuvre auprès des enfants et des adolescents. Ils bénéficient d’outils de travail comme un cahier de liaison équipe, les réunions d’équipes, les réunions de synthèses, des temps de régulation et d’analyse des pratiques professionnelles, des opportunités de formation…qui permettent de prendre du recul et de porter sur sa pratique une réflexion individuelle ou collective, constructive au bénéfice des enfants et adolescents accueillis.

Les objectifs éducatifs, pédagogiques et thérapeutiques

Les objectifs éducatifs, pédagogiques et thérapeutiques indiqués ci-dessous constituent une première base pour tout établissement et service. Assurez vous qu’ils sont en oeuvre lors de la visite d’admission !

Le projet éducatif :

Sur le plan éducatif et thérapeutique il doit permettre à l’enfant :

  • d’évoluer vers un mieux être en se faisant comprendre et en contrôlant ses difficultés de comportement,
  • d’accéder à une identité sociale.
  • De développer son autonomie quotidienne

L’autonomie quotidienne :

  • À table : apprendre à manger seul, être en relation avec les autres…
  • L’habillage : apprendre à se déshabiller, s’habiller, choisir des vêtements adaptés
  • La toilette : apprendre à se laver seul, à développer son hygiène corporelle….
  • Le lever, le coucher…

L’autonomie de déplacement :

  • À l’intérieur du site : apprendre à repérer les différents lieux s’y rendre seul…
  • À l’extérieur : se familiariser avec les règles de sécurité en condition de circulation, apprendre à utiliser les transports en commun

La socialisation :

  • Aller vers les autres,
  • Respecter les règles sociales
  • Apprendre à s’intégrer

La communication :

  • Capacité à pouvoir échanger avec les autres jeunes
  • Capacité à échanger avec l’adulte,

Sur le plan de l’intégration sociale, le projet éducatif doit permettre de :

  • Faire naître et favoriser des relations d’échanges avec les autres.
  • Développer la socialisation et la communication
  • Rompre l’exclusion et l’ennui lié à la solitude.
  • Devenir acteur dans son environnement.
  • Préparer sa vie adulte, si possible active.

Le projet éducatif vise à une approche structurée des activités proposées aux personnes accueillies.

L’environnement physique est organisé en espaces clairement et visuellement délimités, ayant des fonctions spécifiques de sorte que l’enfant sache avec précision les comportements qui sont attendus de lui. Ainsi dans une salle d’activité, il y a des espaces distincts pour le travail individuel, des activités de groupe, la détente, la collation.

L’environnement temporel est lui aussi planifié : L’organisation de la journée est structurée par l’élaboration d’un horaire d’activité qui informe à tout moment l’enfant de ce qui est passé et à venir. Les attentes sont claires. De cette manière, on augmente la zone de prévisibilité et on diminue la zone d’incertitude souvent source d’angoisse. En outre, les repères visuels (photos, dessins, symboles) utilisés pour matérialiser les programmes individuels sont un élément important de prise de conscience du temps et permettent de structurer la personne accueillie.

 L’éducation comme pour tous les enfants, a pour mission de leur permettre d’intégrer les codes et les règles de la vie en société. Cet aspect de la prise en charge fait appel à la notion de socialisation : processus par lequel tout individu peut intérioriser les normes et valeurs d’une société ou d’un groupe. S’interroger sur les mécanismes de socialisation c’est comprendre comment une personne est à la fois différente, et dans le même temps, semblable aux autres. Le travail alors est d’accompagner l’enfant en situation de handicap, enfermé dans sa différence, à intégrer la culture véhiculée dans et par son environnement. Différents degrés existent dans ce travail de socialisation : Cela peut consister à donner à l’enfant la possibilité et l’envie de rechercher la compagnie des autres, de sortir de son isolement (pour certains), d’apprivoiser la relation.

La vie dans le groupe et dans l’établissement en général permet le travail de socialisation (les repas, les activités…). Les temps de relations plus individualisées favorisent ce travail. Cet « apprivoisement progressif » de la vie en société, envisagé aussi dans les activités extérieures permet à l’enfant, peu à peu, d’apaiser ses peurs des lieux inhabituels et de contrôler son comportement, en intégrant les interdits et les limites.

L’inclusion sociale ne peut se traiter qu’au cas par cas, s’aménageant en fonction des progrès de chaque enfant. Un partenariat sera recherché avec les infrastructures de proximité existantes dans différents domaines :

  • La scolarité,
  • Les activités sportives (piscine randonnées, gymnastique…),
  • La musique (école de musique …),
  • Toute activité pouvant aider à la socialisation,
  • Activités de loisirs plus axée vers les animaux (équitation par exemple).

L’objectif recherché sera de transposer la notion même d’inclusion au-delà de l’établissement, à savoir dans les lieux extérieurs (classes des écoles environnantes, activités diverses extérieures, clubs de loisirs, bibliothèque, ludothèque, etc.… tout lieu qui tendra à développer et favoriser la socialisation). L’intérêt étant que ces enfants puissent développer un comportement le plus adapté possible avec le moins de manifestations excessives, d’angoisse ou de repli.

Les sorties extérieures font partie des moyens pour favoriser l’intégration dans la mesure où elles permettent d’initier des interactions et relations à l’autre sans générer de comportement excessif. Elles visent à permettre à l’enfant de s’adapter à toutes situations nouvelles et inattendues, pour qu’il transpose ses aptitudes à observer un comportement adapté au sein de  sa famille et toutes activités « familiales et sociales ».

La préparation du passage à la vie d’adulte s’organise autour de deux axes :

  • Favoriser une indépendance par rapport à la famille, tout en maintenant les liens.
  • Accompagner des projets de vie d’adultes, qu’ils soient vers le milieu ordinaire ou en institution.

 

Le projet pédagogique 

Le projet pédagogique de l’établissement s’inscrit dans le cadre du décret n° 2009-378 du 2 avril 2009 relatif à la scolarisation des enfants, adolescents et jeunes adultes handicapés et à la coopération entre les établissements mentionnés à l’article L.351-1 du code de l’éducation et les établissements et services médico-sociaux mentionnés aux 2° et 3° de l’article L.312-1 du code de l’action sociale et des familles.

L’inclusion scolaire

Pour l’établissement, les interventions réalisées au titre de la coopération entre l’établissement et les établissements scolaires recouvrent toutes les actions d’inclusion scolaire, d’adaptation, de réadaptation, d’insertion sociale, d’aides à la vie active ainsi que d’aides techniques.

Ces actions peuvent être mises en place dans le cadre de conventions passées entre ces établissements. Lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre le projet personnalisé de scolarisation (PPS) d’enfants en situation de handicap orientés à l’établissement, et scolarisés dans un établissement ordinaire, cette convention précise les modalités pratiques des interventions des professionnels (en terme d’accompagnement) et les moyens éventuellement mis en œuvre par l’établissement au sein de l’école.

Le projet thérapeutique

 Le projet thérapeutique a pour fonction de cimenter le projet global : outre d’offrir une assistance à vivre le quotidien, il permet aux enfants, aux personnels éducatifs et pédagogiques de comprendre les interactions et d’éviter les écueils déstabilisants voire déstructurants.

Les objectifs thérapeutiques :

  • Mieux être, développement, épanouissement sur le plan physique et psychique.
  • Objectif préventif : éviter les dégradations ou les régressions.
  • Objectif de soins : mise en œuvre des soins ordonnés en assurant un suivi avec les différents intervenants.

C’est une mission d’équipe qui comprend le médecin, le psychologue et les infirmières, chacun dans leur sphère professionnelle, mais dans une cohérence conceptuelle incontournable. Il associe les partenaires de soins, que ce soit de secteur, dans une logique de proximité, ou des services hospitaliers, dans une logique de spécialité.

Le projet thérapeutique est étayé par les indications et évaluations des interventions spécifiques des personnels paramédicaux (psychomotricité, orthophonie,…) sous la responsabilité des médecins et plus particulièrement du pédopsychiatre de l’établissement.

Le suivi médical relève du projet thérapeutique. Il est de tous les instants : il s’agit de créer des conditions dynamiques de découvertes et de partage afin d’apaiser au mieux chez chacun des jeunes l’anxiété liée à la non maîtrise de l’environnement et les crises qui peuvent en découler. Il importe aussi de garantir le dépistage et le suivi des troubles somatiques que l’enfant, l’adolescent ou le jeune adulte n’a pas toujours les moyens de nommer voire même de signaler.

Attention : La prise en charge médicale et paramédicale est assurée soit au sein de l’établissement, soit par des intervenants extérieurs, soit totalement ou partiellement par les parents de l’enfant accueilli. Toute prise en charge médicale et/ou paramédicale dans la structure fait l’objet d’une décision conjointe entre le responsable du service médical et les parents de l’enfant.

Les modalités de prise en charge médicale et/ou paramédicale sont discutées lors de la visite d’admission puis lors de la réunion de synthèse et validées ou non lors de la rencontre projet personnalisé qui a lieu chaque année. Toute prise en charge médicale et/ou paramédicale est évaluée chaque année.

L’accompagnement des parents fait partie de ce projet thérapeutique, toujours dans l’optique de cimenter le projet global dont ils doivent être partie prenante.

Le projet personnalisé 

 Chaque enfant et chaque adolescent est accompagné avec le souci de son devenir en fonction de sa différence, de ses compétences et de leurs évolutions : enfant en situation de handicap, présentant des troubles envahissants du développement, porteur de trisomie…

L’accompagnement et/ou la prise en charge est construit en fonction de l’âge, des capacités d’adaptation de l’enfant et de ses parents, de son niveau de compréhension de ce qu’il vit, de ses besoins (autonomie, apprentissage scolaire ou pré professionnel), de ses envies, de ce qu’il peut dire de son histoire et de son inscription dans celle-ci, de ses marques d’opposition, des signes de souffrance ou de bien être.

Il doit comporter :

  • Le recueil des besoins, souhaits et attentes de la personne, de son entourage ou responsables légaux
  • Les modalités d’accompagnement et observations par les professionnels : compétences de l’enfant , difficultés, recherche de pistes à mettre en œuvre…
  • Quels sont les moyens matériels et humains disponibles dans l’établissement et à travers ses partenariats
  • Une rédaction, en termes d’objectifs et de moyens à mettre en œuvre, du projet d’accompagnement personnalisé sous forme d’avenants au Contrat de séjour.

Attention  : Le premier projet ou DIPC doit être rédiger dans le mois qui suit l’admission. Le projet personnalisé doit être révisé chaque année en votre présence. Il est signé, par la structure et vous ! Renseignez vous lors de la visite d’admission!

Points de vigilance : Lors de la visite d’admission, vous pouvez demander un exemplaire vierge du projet personnalisé, ainsi que la procédure de construction d’un projet personnalisé. Vous pouvez également consulter la recommandation de l’ANESM à ce sujet.

Vous pouvez également vous renseigner sur l’existence de grille d’observation de l’enfant visant à évaluer l’évolution de ses compétences.

Attention : Dans tout les cas, sauf décision de justice, les parents exercent l’autorité parentale y compris lorsque l’enfant est admis dans un établissement ou service médico social. Ceci implique que rien ne doit être mis en oeuvre sans votre consentement. Ainsi, vous devez demander lors de la visite d’admission, quelles sont les modalités d’accès à l’ensemble du dossier de votre enfant, y compris le dossier médical. Certaines institutions ont, à ce titre, développé des modalités d’accès au dossier informatisé, avec un code d’accès parental.

J’espère vous avoir apporté le maximum d’informations. Parce que votre responsabilité est grande, et que vous souhaitez le meilleur avenir pour votre enfant, la visite d’admission est déterminante. Elle concourra à des relations harmonieuses, apaisées, saines, et porteuses pour l’épanouissement de votre enfant.

Vous souhaitez réagir, vous voulez d’autres informations, n’hésitez pas à me contacter ! C’est avec plaisir que je serai en relation avec vous !

 

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