TSA · TDAH · vie adulte

TSA et TDAH chez l’adulte.

Des explications claires, des conseils pratiques, des définitions et les dernières recherches pour mieux comprendre le TSA et le TDAH à l’âge adulte.

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Après le diagnostic

Et maintenant ?

Un diagnostic apporte parfois des réponses, mais il ouvre aussi de nouvelles questions. Le site aide à faire le tri entre ce qui relève du trouble, du contexte, des habitudes et des besoins personnels.

01Comprendre les termes du diagnostic

Sans réduire toute son histoire à une étiquette.

02Repérer ce qui pose réellement problème

Travail, sommeil, organisation, relations, sensorialité ou fatigue.

03Tester des ajustements utiles

Avec des objectifs simples et sans chercher une méthode universelle.

Définitions & idées reçues

Mettre des mots précis sur ce que l’on vit.

Philosophie & lectures

Des idées pour réfléchir à ce qui nous arrive.

La philosophie et certains livres peuvent aider à penser le travail, les attentes, les choix ou la frustration. Ils sont présentés comme des pistes de réflexion, pas comme des traitements.

Actualité & études

Les dernières recherches sur le TSA et le TDAH.

Études, méta-analyses, recommandations et nouvelles données expliquées dans un langage accessible.

Recherche

Multilinguisme et diagnostic du TDAH en Norvège

Dans une cohorte norvégienne de plus de 70 000 enfants, le multilinguisme était associé à davantage de difficultés attentionnelles rapportées par les parents, sans différence significative dans la fréquence des diagnostics de TDAH. L’étude soulève aussi la question d’inégalités de diagnostic selon l’origine linguistique et culturelle des familles.

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Sources identifiéesL’étude, la recommandation ou l’organisme cité est indiqué.
Limites préciséesUne association, une petite étude ou un témoignage ne valent pas une preuve.
Pas de diagnosticLe site informe. Il ne remplace pas une évaluation ou un suivi professionnel.

Questions fréquentes

Les premières questions que l’on se pose.

Je pense avoir un TDAH ou un TSA. Par où commencer ?

Commencez par comprendre les signes, le parcours diagnostique et les professionnels qui interviennent. Les questionnaires en ligne peuvent aider à formuler des questions, mais ils ne posent pas de diagnostic.

Peut-on être à la fois TSA et TDAH ?

Oui, les deux peuvent coexister. Le site consacre aussi des contenus aux situations où les caractéristiques du TSA et du TDAH se rencontrent.

Que peut-on faire après un diagnostic ?

Comprendre son diagnostic, repérer les situations qui coûtent le plus, discuter des besoins avec les professionnels concernés et tester des ajustements réalistes dans le quotidien.

Les conseils du site conviennent-ils à tout le monde ?

Non. Une méthode utile à une personne peut être inutile ou pénible pour une autre. Les articles expliquent donc à quoi sert une technique, dans quel contexte elle peut aider et quelles sont ses limites.

Le site remplace-t-il un suivi médical ou psychologique ?

Non. Le Pas de Côté informe, vulgarise et propose des ressources. Il ne pose pas de diagnostic, ne prescrit pas de traitement et ne donne pas d’avis médical individuel.

Le syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile, ou hEDS, est un trouble du tissu conjonctif. L’autisme est un trouble du neurodéveloppement. Les auteurs relèvent une co-occurrence plus fréquente qu’attendu entre ces deux diagnostics, ainsi que des symptômes qui peuvent se recouper. Ils soulignent aussi que les travaux portant précisément sur leur intersection restent peu nombreux.

Le résumé rapporte les résultats d’une récente revue systématique avec méta-analyse, une méthode qui rassemble les données de plusieurs études. Chez les personnes autistes, la prévalence globale de l’hypermobilité articulaire atteignait 22,3 %, ou 31 % lorsqu’elle était évaluée cliniquement. Pour l’hEDS ou les troubles du spectre de l’hypermobilité, les estimations étaient de 27,9 % et 39 %. Les chiffres restent à interpréter à la lumière des méthodes d’évaluation employées.

Cette publication est présentée dans son résumé comme une revue narrative. Elle examine notamment la voie WNT/bêta-caténine, impliquée dans la communication cellulaire, et les métalloprotéinases matricielles, des enzymes liées à la matrice extracellulaire qui entoure les cellules. Les auteurs discutent leur rôle possible dans les caractéristiques de fibroblastes, la régulation de cette matrice et la synaptogenèse. Des mécanismes encore hypothétiques sont ainsi proposés pour relier des aspects tissulaires et neurodéveloppementaux.

Les auteurs évoquent aussi une sous-représentation possible de cette co-occurrence, liée entre autres au sous-diagnostic selon le genre, à une connaissance limitée du sujet et à des parcours de soins fragmentés. La revue vise surtout à orienter de futurs travaux. Un champ de recherche limité ne permet pas, sur la base de ce résumé, de conclure à un lien biologique établi entre hEDS et autisme.

L’étude en bref

Type d’étude
revue narrative de la littérature
Population
non précisée dans le résumé disponible
À retenir

Cette revue décrit une co-occurrence rapportée entre autisme et hEDS ou hypermobilité, et explore des voies biologiques possibles qui restent à confirmer par la recherche.

En Norvège, des données concernant 70 102 enfants de l’étude Mother, Father and Child Cohort Study ont été reliées aux informations du registre national des patients. une vaste cohorte norvégienne permet ainsi de comparer les réponses parentales sur l’attention, les usages linguistiques et les diagnostics de TDAH enregistrés.

Les enfants multilingues recevaient des évaluations parentales plus élevées pour les difficultés attentionnelles que leurs pairs monolingues. Mais des écarts entre mesures apparaissent dans les résultats, puisque la fréquence des diagnostics de TDAH ne différait pas significativement selon le multilinguisme ou la langue maternelle des parents. Les questionnaires parentaux utilisés évaluent donc peut-être différemment les difficultés selon les contextes linguistiques et culturels.

Les auteurs signalent aussi des indices de sous-diagnostic possible chez des enfants dont les mères viennent d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d’Asie du Sud-Est, d’Asie de l’Est ou d’Océanie. Chez les filles ayant une mère parlant une langue maternelle autre que le norvégien, un diagnostic plus tardif de TDAH a été observé par rapport aux filles dont la mère est locutrice native du norvégien.

Ces résultats ne permettent pas d’établir la raison de ces différences. Ils amènent les chercheurs à interroger la validité des questionnaires parentaux et la qualité globale des évaluations dans ces situations. des outils sensibles aux contextes linguistiques et culturels sont évoqués par les auteurs, dans un système où des inégalités pourraient affecter certains enfants.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de cohorte fondée sur des questionnaires parentaux et un appariement avec des données de registre.
Population
70 102 enfants participant à la Norwegian Mother, Father and Child Cohort Study en Norvège.
À retenir

Dans cette cohorte, le multilinguisme était associé à des difficultés attentionnelles davantage rapportées par les parents, mais pas à une fréquence différente de diagnostic de TDAH, tandis que certains résultats suggèrent de possibles inégalités de diagnostic.

Évaluer la cognition sociale, c’est-à-dire la manière dont une personne interprète les états mentaux et les interactions d’autrui, pose aussi la question des outils disponibles dans chaque langue. Un test adapté au japonais a été développé sous le nom de MASC-J, à partir du Movie for the Assessment of Social Cognition. Les personnes répondent à des questions portant sur des scènes filmées.

L’étude a réuni 30 adultes avec un trouble du spectre de l’autisme et 30 participants décrits comme témoins en bonne santé. Tous ont passé le MASC-J, un test de lecture des émotions dans le regard, ainsi que des questionnaires et une estimation de leurs capacités intellectuelles. Les scores différaient entre groupes puisque le groupe autiste obtenait des scores MASC-J significativement plus faibles que le groupe témoin.

Les auteurs rapportent une cohérence interne jugée acceptable et une excellente fidélité test-retest, qui correspond à la stabilité des résultats lorsqu’un même test est repassé. L’analyse de discrimination du MASC-J entre les deux groupes est également considérée comme acceptable, avec une aire sous la courbe de 0,804. Des résultats encore préliminaires qui soutiennent la validation initiale de cet outil, sans suffire à établir tous ses usages.

Dans l’ensemble de l’échantillon, les scores au MASC-J étaient associés à ceux du test de lecture des émotions dans le regard. Cette association ne ressortait plus séparément dans chacun des deux groupes. Chez les participants autistes, les scores MASC-J étaient aussi associés positivement au quotient intellectuel estimé. Certains types d’erreurs augmentaient dans le groupe autiste, notamment les interprétations mentales excessives et l’absence d’interprétation mentale, tandis que les erreurs de sous-interprétation ne différaient pas entre groupes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de développement et de validation initiale d’un outil de mesure, avec comparaison entre groupes et évaluation test-retest.
Population
30 adultes avec un trouble du spectre de l’autisme et 30 témoins en bonne santé.
À retenir

Cette étude apporte un soutien préliminaire à la fiabilité et à la capacité de discrimination du MASC-J pour évaluer la cognition sociale chez des adultes japonais autistes.

Chez 11 868 jeunes suivis dans l’étude américaine ABCD, des symptômes de dépression, de TDAH, de troubles des conduites ou de trouble oppositionnel avec provocation étaient associés à une probabilité plus élevée d’usage de cannabis au fil du suivi. Une prépublication non évaluée par les pairs rapporte ces résultats, qui demandent donc confirmation.

Les données déclarées par les jeunes ont été recueillies entre l’inclusion et quatre ans plus tard, de 9 à 15 ans. Les chercheurs ont utilisé des modèles statistiques distinguant les écarts entre participants des variations chez une même personne au cours du temps, et ont examiné la place de l’âge dans ces associations. Le suivi couvre quatre années et porte sur l’usage de cannabis ainsi que cinq groupes de symptômes.

Dans les comparaisons entre jeunes, les associations réciproques étaient observées pour tous les symptômes étudiés sauf l’anxiété. Une hausse des symptômes anxieux était associée à une plus grande probabilité de déclarer un usage de cannabis un an plus tard, tandis que l’association dans l’autre sens n’était pas retrouvée. L’anxiété suit un lien unidirectionnel dans les analyses principales.

Les associations prospectives les plus fortes, à la fois entre les jeunes et au sein d’un même jeune, concernaient les symptômes dépressifs et les troubles des conduites. L’âge modérait ces liens, sans que le résumé n’en précise le sens ou l’ampleur. Ces résultats restent des associations et ne permettent pas d’établir que l’un de ces facteurs cause l’autre.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude longitudinale prospective avec analyses de régression multiniveau.
Population
11 868 adolescents américains âgés de 9 à 15 ans, participant à l’étude longitudinale ABCD.
À retenir

Cette prépublication associe surtout les symptômes dépressifs et de troubles des conduites à l’usage ultérieur de cannabis, avec des liens réciproques observés au cours de l’adolescence précoce.

Le microbiote intestinal et le système nerveux communiquent dans les deux sens, un ensemble souvent appelé axe intestin-cerveau. Dans une prépublication non évaluée par les pairs, des auteurs ont comparé des données sur la dysbiose microbienne dans la dépression, l’anxiété, la schizophrénie et le TSA. Leur point de départ est un dialogue bidirectionnel intestin cerveau .

L’enquête anonyme en ligne a réuni 230 personnes, majoritairement jeunes, affiliées aux sciences de la santé et vivant en Inde. Environ trois quarts connaissaient un lien possible entre intestin et santé mentale. Près de la moitié ne rapportait aucune pratique alimentaire spécifique. Près de 60 % décrivaient des symptômes digestifs associés au stress, tout en consultant rarement pour ce motif.

Pour la comparaison informatique, les auteurs ont extrait de la base Disbiome des listes de taxons fécaux, groupes de micro-organismes, déclarés augmentés ou réduits selon chaque trouble. Dépression, anxiété et schizophrénie présentaient des signatures largement chevauchantes , notamment pour plusieurs genres ou familles bactériennes. Le profil attribué au TSA se distinguait par un recouvrement limité avec les trois autres troubles.

Les rapprochements observés concernent des associations répertoriées, pas la preuve qu’un microbiote provoque un trouble neurologique ou psychiatrique. Les auteurs évoquent des pistes thérapeutiques spécifiques , mais le résumé ne permet pas d’évaluer la solidité des études rassemblées par la base ni les différences entre elles. Une lecture du texte intégral serait nécessaire avant d’interpréter ces résultats pour des stratégies thérapeutiques.

L’étude en bref

Type d’étude
Enquête en ligne anonyme et analyse comparative in silico de listes de taxons microbiens issues de la base Disbiome.
Population
230 répondants à une enquête en ligne, majoritairement jeunes, affiliés aux sciences de la santé et vivant en Inde. La population des études sous-jacentes à l’analyse microbiologique n’est pas précisée dans le résumé disponible.
À retenir

Cette prépublication rapporte un profil microbien associé au TSA distinct de ceux recensés pour la dépression, l’anxiété et la schizophrénie, sans permettre d’établir une relation causale.

Cette prépublication examine les liens entre l’adhésion à l’idéologie incel et plusieurs attitudes ou caractéristiques individuelles chez des hommes issus de la population générale. Le terme incel renvoie ici à une communauté de personnes se définissant comme célibataires involontaires. Comme toute recherche encore préliminaire , elle n’a pas encore été évaluée par les pairs.

Dans la première étude, menée auprès de 65 hommes, des niveaux plus élevés de misogynie et d’autoritarisme de droite étaient associés à une plus forte adhésion à l’idéologie incel. Des associations statistiques contrastées ressortent . L’orientation à la dominance sociale, une mesure d’attitudes envers les hiérarchies entre groupes, était pour sa part négativement associée à cette adhésion.

La seconde étude portait sur 282 hommes. Les expériences traumatiques durant l’enfance, la sensibilité sociale et sensorielle et le traitement monotropique, deux dimensions de traits autistiques examinées par les auteurs, étaient positivement associés aux traits incel. La misogynie médiatisait statistiquement ces liens . Cela décrit un schéma d’associations dans les données, sans démontrer un mécanisme causal.

Les hommes s’identifiant eux-mêmes comme incels obtenaient aussi des scores plus élevés pour les traits incel, la misogynie, les expériences traumatiques infantiles et la sensibilité sociale et sensorielle. Ils ne différaient pas des non-incels pour le traitement monotropique. Aucune causalité n’est établie . Les auteurs estiment que ces résultats pourraient contribuer à des programmes de prévention ou d’accompagnement du départ de cette communauté.

L’étude en bref

Type d’étude
recherche exploratoire comportant deux études d’association menées dans des échantillons communautaires
Population
Deux échantillons communautaires masculins, comprenant respectivement 65 et 282 participants.
À retenir

Dans ces deux échantillons masculins, certaines dimensions de traits autistiques et des expériences traumatiques infantiles étaient associées aux traits incel, avec une médiation statistique par la misogynie, sans permettre d’inférer une causalité.

Entre 3 et 5 ans, les manifestations du TDAH peuvent prendre des formes variées. Cette étude américaine a examiné leur lien statistique avec un diagnostic rapporté dans le dossier médical et/ou par les parents. Tous les symptômes étudiés étaient significativement associés à un diagnostic de TDAH dans les analyses.

Les chercheurs ont utilisé les données du programme ECHO, qui rassemble des informations sur la santé des enfants aux États-Unis. Les proches aidants avaient rempli au moins une mesure de symptômes à 3 ans, 4 ans ou 5 ans. Les effectifs disponibles étaient de 1 430 enfants à 3 ans, 1 453 à 4 ans et 2 029 à 5 ans. Les données viennent des États-Unis et portent sur la période préscolaire.

Parmi les dix manifestations prises en compte, être « constamment en mouvement » et interrompre ou s’immiscer dans les activités des autres présentaient les liens les plus forts avec le diagnostic. Il s’agit d’associations mesurées par régression logistique, une méthode qui estime le lien entre un facteur et la probabilité d’un résultat. Ces liens ne prouvent pas qu’un symptôme entraîne à lui seul un diagnostic.

Globalement, la force des associations ne différait pas significativement selon l’âge. Des interactions statistiques étaient néanmoins relevées pour la difficulté à aller au bout des tâches, l’agitation motrice et les interruptions. Les auteurs soulignent que l’interprétation des symptômes doit aussi tenir compte du contexte et du retentissement, et appellent à étudier les 18 symptômes du TDAH sur plusieurs périodes du développement. Le contexte reste à considérer au-delà de la présence d’un comportement isolé.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude observationnelle d’associations, fondée sur des régressions logistiques dans un jeu de données national.
Population
Enfants d’âge préscolaire aux États-Unis, avec au moins une évaluation par les proches aidants. N = 1 430 à 3 ans, 1 453 à 4 ans et 2 029 à 5 ans.
À retenir

Chez des enfants américains de 3 à 5 ans, les dix symptômes évalués étaient associés à un diagnostic de TDAH, avec des associations plus fortes pour l’activité constante et les interruptions, sans permettre d’établir un diagnostic à partir d’un symptôme seul.

La dysfonction mictionnelle désigne des troubles du fonctionnement de la vessie, pouvant s’accompagner de symptômes urinaires bas et de constipation. Une étude cas-témoins transversale publiée dans l’European Journal of Pediatrics a comparé le profil émotionnel et comportemental d’enfants concernés à celui d’enfants sans ces troubles.

Les questionnaires utilisés évaluaient les difficultés émotionnelles et comportementales, les symptômes liés à l’attention, ainsi que le désengagement cognitif. Ce terme décrit notamment une tendance à sembler souvent dans la lune ou mentalement absent. Les enfants ayant une dysfonction mictionnelle présentaient davantage de difficultés émotionnelles et comportementales que les témoins, ainsi que des symptômes de TDAH plus marqués selon les échelles remplies.

La sévérité des symptômes urinaires, mesurée par le score DVSS, était associée à davantage de difficultés émotionnelles et comportementales ainsi qu’à une moins bonne qualité de vie. Les enfants ayant à la fois des fuites urinaires de jour et de nuit, ou une constipation associée, avaient une charge psychosociale plus élevée dans cette étude.

Le désengagement cognitif ne semblait pas suivre le même profil. Entre les enfants avec dysfonction mictionnelle et les témoins, aucune différence significative n’apparaît pour ces symptômes. Ces résultats reposent sur des questionnaires et une observation à un moment donné. Ils décrivent donc des associations, sans permettre d’établir qu’un trouble en provoque un autre. Les auteurs évoquent l’intérêt d’une approche multidisciplinaire et biopsychosociale.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude transversale cas-témoins contrôlée.
Population
72 enfants de 6 à 12 ans présentant une dysfonction mictionnelle et 46 témoins sains appariés selon l’âge et le sexe.
À retenir

Chez les enfants étudiés, la dysfonction mictionnelle était associée à davantage de difficultés émotionnelles, comportementales et attentionnelles, mais pas à des symptômes plus élevés de désengagement cognitif.

Les auteurs explorent le métabolisme du tryptophane dans le trouble du spectre de l’autisme. Dans leur résumé, ils indiquent que certaines anomalies décrites dans cette voie métabolique semblent se retrouver de façon relativement similaire malgré l’hétérogénéité du TSA. Ils rapportent aussi une baisse intracellulaire de TMAO chez les personnes concernées.

Le TMAO, ou triméthylamine N-oxyde, est présenté comme un chaperon chimique, c’est-à-dire une molécule susceptible d’influencer l’environnement et le fonctionnement d’autres molécules. L’hypothèse avancée porte moins sur sa quantité totale que sur sa répartition entre les compartiments de l’organisme, notamment à l’intérieur des cellules.

Les chercheurs suggèrent qu’une modification de l’équilibre des fluides et des électrolytes pourrait contribuer à cette répartition inhabituelle et aux anomalies du métabolisme du tryptophane. Cette interprétation reste une hypothèse issue du travail présenté. Le résumé précise que le TMAO n’est pas considéré comme la cause du TSA, malgré son rôle potentiel étudié dans sa physiopathologie.

Dans un modèle de rat reproduisant, selon les auteurs, des profils biochimiques et comportementaux observés chez l’humain, l’administration d’urée a rétabli des paramètres biochimiques et amélioré largement les comportements. Ces données restent des résultats obtenus chez le rat . Les auteurs évoquent une possibilité thérapeutique, tout en soulignant que la sécurité et l’acceptabilité de cette approche doivent être soigneusement évaluées dans le TSA.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude expérimentale associant des observations chez des personnes avec TSA et une intervention dans un modèle de rat.
Population
Des personnes avec TSA, dont le nombre et les caractéristiques ne sont pas précisés dans le résumé disponible, ainsi qu’un modèle de rat de TSA.
À retenir

L’étude décrit une association entre le TSA et une répartition intracellulaire modifiée du TMAO, tandis que les effets de l’urée rapportés ne concernent à ce stade qu’un modèle animal.

À partir d’un suivi dans les registres suédois, les chercheurs ont examiné la survenue à l’âge adulte de polyarthrite rhumatoïde chez des personnes ayant reçu un diagnostic de TSA et chez des témoins appariés selon le sexe et l’année de naissance. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire auto-immune qui touche les articulations.

Parmi les 46 164 personnes avec un TSA, 58 ont reçu un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde, soit 0,13 %. Dans le groupe témoin de 4 634 895 personnes, 5 484 diagnostics ont été recensés, soit 0,12 %. Les fréquences observées étaient proches dans les deux groupes au cours du suivi, qui pouvait atteindre trente ans à partir de 18 ans.

L’estimation principale était un rapport de risque instantané de 1,06, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 0,82 à 1,37. Ce type de rapport compare la vitesse de survenue d’un diagnostic au fil du temps. Les estimations restent compatibles avec l’absence d’augmentation du risque, y compris pour les formes dites séropositives et séronégatives de la maladie.

Les auteurs ont aussi tenu compte, dans des analyses complémentaires, d’antécédents parentaux de maladies auto-immunes ou psychiatriques et de facteurs socioéconomiques. Les résultats n’ont pas changé dans leur ensemble. Cette étude de cohorte populationnelle ne met donc pas en évidence d’association entre TSA et risque accru de polyarthrite rhumatoïde à l’âge adulte dans les données suédoises étudiées.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de cohorte appariée en population générale, fondée sur des registres suédois.
Population
46 164 personnes diagnostiquées avec un TSA entre 1987 et 2017, appariées à 4 634 895 témoins selon le sexe et l’année de naissance, suivies à partir de 18 ans.
À retenir

Dans cette cohorte suédoise, le TSA n’était pas associé à une augmentation observée du risque de polyarthrite rhumatoïde à l’âge adulte.