TSA · TDAH · vie adulte

TSA et TDAH chez l’adulte.

Des explications claires, des conseils pratiques, des définitions et les dernières recherches pour mieux comprendre le TSA et le TDAH à l’âge adulte.

Diagnostic Quotidien Travail Sommeil Relations Recherche

Après le diagnostic

Et maintenant ?

Un diagnostic apporte parfois des réponses, mais il ouvre aussi de nouvelles questions. Le site aide à faire le tri entre ce qui relève du trouble, du contexte, des habitudes et des besoins personnels.

01Comprendre les termes du diagnostic

Sans réduire toute son histoire à une étiquette.

02Repérer ce qui pose réellement problème

Travail, sommeil, organisation, relations, sensorialité ou fatigue.

03Tester des ajustements utiles

Avec des objectifs simples et sans chercher une méthode universelle.

Définitions & idées reçues

Mettre des mots précis sur ce que l’on vit.

Philosophie & lectures

Des idées pour réfléchir à ce qui nous arrive.

La philosophie et certains livres peuvent aider à penser le travail, les attentes, les choix ou la frustration. Ils sont présentés comme des pistes de réflexion, pas comme des traitements.

Actualité & études

Les dernières recherches sur le TSA et le TDAH.

Études, méta-analyses, recommandations et nouvelles données expliquées dans un langage accessible.

Recherche

TDAH chez l’enfant, suivi mensuel après un programme intensif

Dans cet essai randomisé, les améliorations observées après trois mois de prise en charge ont été maintenues sur deux ans dans les deux groupes. Certains scores d’hyperactivité et d’impulsivité rapportés par les parents et des enseignants étaient moins favorables avec le suivi habituel en ville.

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Sources identifiéesL’étude, la recommandation ou l’organisme cité est indiqué.
Limites préciséesUne association, une petite étude ou un témoignage ne valent pas une preuve.
Pas de diagnosticLe site informe. Il ne remplace pas une évaluation ou un suivi professionnel.

Questions fréquentes

Les premières questions que l’on se pose.

Je pense avoir un TDAH ou un TSA. Par où commencer ?

Commencez par comprendre les signes, le parcours diagnostique et les professionnels qui interviennent. Les questionnaires en ligne peuvent aider à formuler des questions, mais ils ne posent pas de diagnostic.

Peut-on être à la fois TSA et TDAH ?

Oui, les deux peuvent coexister. Le site consacre aussi des contenus aux situations où les caractéristiques du TSA et du TDAH se rencontrent.

Que peut-on faire après un diagnostic ?

Comprendre son diagnostic, repérer les situations qui coûtent le plus, discuter des besoins avec les professionnels concernés et tester des ajustements réalistes dans le quotidien.

Les conseils du site conviennent-ils à tout le monde ?

Non. Une méthode utile à une personne peut être inutile ou pénible pour une autre. Les articles expliquent donc à quoi sert une technique, dans quel contexte elle peut aider et quelles sont ses limites.

Le site remplace-t-il un suivi médical ou psychologique ?

Non. Le Pas de Côté informe, vulgarise et propose des ressources. Il ne pose pas de diagnostic, ne prescrit pas de traitement et ne donne pas d’avis médical individuel.

Cette étude a comparé, après une prise en charge initiale, un suivi mensuel structuré à un suivi habituel dans la communauté. Elle portait sur 186 enfants de 6 à 13 ans ayant un TDAH de présentation combinée, diagnostiqué selon les critères DSM-IV. Les participants ont été répartis aléatoirement entre les deux modalités de suivi.

Avant cette répartition, tous les enfants ont reçu un programme initial intensif durant trois mois. Celui-ci associait un médicament stimulant à action prolongée, ajusté à partir des retours des parents et enseignants, des groupes hebdomadaires de formation parentale, ainsi que des entraînements aux habiletés sociales et scolaires pour les enfants.

Les évaluations ont eu lieu à la fin des trois mois, puis après 6, 12, 18 et 24 mois. Les deux groupes ont montré des améliorations significatives dans l’ensemble des domaines après la phase initiale, et ces progrès ont été maintenus pendant les deux années de suivi. Les auteurs relèvent néanmoins quelques écarts selon informateurs . Les évaluations parentales d’hyperactivité et d’impulsivité sur l’échelle de Conners, ainsi que certains retours d’enseignants, étaient moins favorables dans le groupe suivi habituellement dans la communauté.

Le résumé ne permet pas de préciser l’ampleur de ces différences ni leur portée dans la vie quotidienne. Les auteurs indiquent que le niveau socio-économique et les soins disponibles dans la communauté ont pu influencer les résultats. Des résultats à interpréter dans le cadre étudié, qui concerne des enfants et non des adultes.

L’étude en bref

Type d’étude
essai contrôlé randomisé prospectif avec suivi de 24 mois
Population
186 enfants de 6 à 13 ans ayant un TDAH de présentation combinée diagnostiqué selon le DSM-IV
À retenir

Après trois mois de prise en charge combinée, les améliorations ont été maintenues pendant deux ans dans les deux groupes, avec des évaluations parentales et certains retours enseignants moins favorables sous suivi habituel dans la communauté.

Prendre le point de vue visuel d’une autre personne consiste à tenir compte de ce qu’elle peut voir depuis sa position. Cette capacité participe aux interactions sociales courantes, mais elle a été peu étudiée chez les jeunes enfants autistes. Les auteurs ont conçu une tâche adaptée aux jeunes enfants, afin de réduire les exigences cognitives de la tâche traditionnelle dite des points.

La première étude, menée auprès de 59 enfants d’âge préscolaire, visait à vérifier que ce nouveau protocole produisait bien des effets mesurables d’interférence . Dans ce type de tâche, l’interférence correspond à l’influence du point de vue d’autrui sur la réponse demandée, ou à l’influence de son propre point de vue lorsqu’il faut répondre pour l’autre.

La seconde étude a comparé 34 enfants autistes à 29 enfants non autistes, appariés selon l’âge et le quotient intellectuel. Les deux groupes présentaient des interférences liées au point de vue d’autrui comme au leur. Les enfants autistes ont montré des interférences plus marquées que les autres enfants. Ce résultat persistait dans une version où leur propre point de vue était traité en premier, ce qui limitait un possible effet des essais précédents.

Les auteurs interprètent ces résultats comme l’indication d’un traitement spontané des perspectives visuelles chez les jeunes enfants autistes. Ils relèvent aussi une plus grande difficulté à inhiber son propre point de vue dans cette tâche. Le résumé suggère ainsi une sensibilité sociale préservée, voire accrue, plutôt qu’une diminution de l’attention portée aux informations sociales.

L’étude en bref

Type d’étude
Deux études expérimentales utilisant une tâche adaptée, dont une comparaison entre enfants autistes et non autistes appariés.
Population
Étude 1 : 59 enfants d’âge préscolaire. Étude 2 : 34 enfants autistes et 29 enfants non autistes, appariés selon l’âge et le quotient intellectuel.
À retenir

Dans cette tâche expérimentale simplifiée, les jeunes enfants autistes ont pris spontanément en compte la perspective visuelle d’autrui, tout en montrant des interférences plus fortes liées à leur propre perspective.

Le syndrome de désengagement cognitif désigne un ensemble de symptômes incluant une rêverie excessive, une lenteur mentale, de la somnolence et une moindre mobilisation face aux sollicitations extérieures. Cette notion cognitive et attentionnelle émergente est étudiée ici en lien avec les symptômes du TDAH, auxquels elle est associée sans être présentée comme identique.

Un recueil entièrement auto-rapporté a été réalisé auprès de 8 075 personnes iraniennes âgées de 15 à 55 ans, recrutées par convenance et par réseau de contacts. Les participants ont rempli une échelle en persan portant sur ces symptômes. Parmi eux, 2 012 ont aussi renseigné un questionnaire sur les symptômes de TDAH.

Des seuils propres à l’échantillon ont servi à repérer des niveaux élevés de symptômes. Au seuil correspondant au 95e percentile de cet échantillon, 5,8 % des participants dépassaient le seuil pour le désengagement cognitif. Cette proportion atteignait 11,3 % au 90e percentile. Les femmes et les personnes plus jeunes étaient davantage susceptibles de dépasser le seuil élevé.

Pas une séparation diagnostique établie entre désengagement cognitif et TDAH. Dans le sous-échantillon ayant répondu aux deux questionnaires, les scores étaient fortement corrélés, tout en présentant des profils de symptômes différents. Les analyses de classification distinguaient largement les deux dimensions au sein des réponses recueillies, mais les auteurs soulignent l’absence d’entretiens diagnostiques et de mesure du retentissement quotidien. Ces pourcentages ne constituent donc pas des estimations de prévalence clinique ou populationnelle.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude transversale à grande échelle, fondée sur des questionnaires auto-rapportés.
Population
8 075 participants iraniens âgés de 15 à 55 ans, recrutés par échantillonnage de convenance et par réseau de contacts. Un sous-échantillon de 2 012 participants a aussi répondu à une échelle de symptômes du TDAH.
À retenir

Dans cet échantillon non probabiliste, les symptômes de désengagement cognitif recouvrent fortement ceux du TDAH tout en montrant des différences de profil, sans permettre d’inférer une distinction diagnostique.

Le questionnaire ED-15, qui porte sur des difficultés liées à l’alimentation, a été évalué auprès de 2 015 personnes recherchant des soins en santé mentale. Les participant·es avaient entre 17 et 79 ans, avec un âge moyen de 30,73 ans. L’échantillon comptait 77 % de femmes et 71,1 % des personnes vivaient en Australie.

Les analyses ont comparé deux façons de décrire les réponses au questionnaire. La structure à deux dimensions a été retenue, conformément à la théorie et à des travaux antérieurs, plutôt qu’un modèle incluant aussi un facteur général. Une stabilité dans le temps a aussi été observée lors de répétitions du questionnaire chez une partie de l’échantillon.

Dans des sous-groupes, les auteurs rapportent des indices préliminaires indiquant que le questionnaire fonctionnerait de manière comparable selon le genre, le pays ou le moment de la mesure. Les résultats étaient moins nets entre groupes d’âge. Les comparaisons restent prudentes , car cette invariance de mesure, c’est-à-dire une comparabilité des scores, n’a été examinée que de façon préliminaire.

Les scores de l’ED-15 étaient associés aux manifestations de troubles alimentaires et aux difficultés liées à l’alimentation. Ils étaient aussi modérément associés à la détresse psychologique et à un perfectionnisme dit inadapté, mais peu ou pas aux traits autistiques. Le questionnaire distingue des cas probables de trouble alimentaire selon l’analyse rapportée. Les auteurs le présentent comme un outil bref utilisable en pratique courante, tout en appelant à étudier son suivi séance après séance.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude psychométrique de validation d’un questionnaire, menée dans une population clinique recherchant des soins.
Population
2 015 personnes recherchant des soins en santé mentale, âgées de 17 à 79 ans, dont 77 % de femmes et 71,1 % vivant en Australie.
À retenir

Dans cet échantillon clinique, l’ED-15 présente des résultats de fiabilité et de validité jugés favorables par les auteurs, tandis que la comparabilité des scores entre certains groupes reste à confirmer.

Dans cet article publié dans le Journal of the American Psychoanalytic Association, R. Peter Hobson propose de revenir sur un concept central de la théorie psychanalytique. L’identification y est réexaminée comme une notion possiblement plurielle, dont les contours et les usages théoriques demandent à être précisés.

L’auteur s’intéresse notamment à la distinction entre identification réceptive et identification projective. Dans ce cadre, l’identification désigne des processus par lesquels une personne se rapporte psychiquement à une autre ou lui attribue certains états. La distinction reste à clarifier selon l’article, qui interroge ce qui sépare réellement ces deux notions.

Le texte explore aussi les conséquences de cette réflexion pour comprendre le développement humain et la psychopathologie. Il avance que des formes d’identification relativement peu étudiées pourraient intervenir à plusieurs niveaux du fonctionnement de la communication et dans différents domaines du développement précoce. Des pistes théoriques sont avancées sans que le résumé ne fournisse de données empiriques permettant d’en évaluer la portée.

L’étude en bref

Type d’étude
article théorique en psychanalyse
Population
non précisée dans le résumé disponible
À retenir

Cet article propose une clarification théorique de plusieurs formes d’identification et de leurs liens possibles avec le développement et la psychopathologie, sans présenter de résultats issus d’une étude de participants.

Publiée dans Annals of Biomedical Engineering, cette étude explore un test sanguin potentiel fondé sur des profils métaboliques. Les métabolites sont de petites molécules issues du fonctionnement de l’organisme. Les chercheurs ont cherché à déterminer si leur mesure, associée à des algorithmes d’intelligence artificielle, pouvait contribuer à distinguer des profils diagnostiques.

Le travail repose sur une cohorte de 140 enfants alors en attente d’une évaluation en pédiatrie du développement, âgés de 18 à 60 mois. Tous avaient été adressés en raison de préoccupations concernant leur développement. Au terme des évaluations, 114 enfants ont reçu un diagnostic de TSA et 26 un diagnostic de retard du développement non lié au TSA.

Les enfants ont passé plusieurs évaluations cliniques, dont l’ADOS, les échelles de Mullen et l’échelle de comportement adaptatif de Vineland. Le diagnostic était ensuite confirmé ou écarté selon les critères du DSM-5. À partir des métabolites mesurés, les algorithmes ont affiché plus de 80 % d’exactitude pour prédire si un échantillon provenait d’un enfant diagnostiqué TSA ou non.

Ce résultat ne permet pas d’établir la performance d’un test utilisable en population générale. Une réplication reste nécessaire , soulignent les auteurs, notamment avec davantage d’enfants ayant des retards du développement sans TSA. Le résumé ne détaille pas les modalités précises de validation des algorithmes ni les mesures de performance employées.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude cas-témoins en double aveugle.
Population
140 enfants de 18 à 60 mois adressés à un pédiatre du développement en raison de préoccupations développementales, dont 114 diagnostiqués TSA et 26 avec des retards du développement non liés au TSA.
À retenir

Dans cette cohorte clinique de jeunes enfants, des profils métaboliques sanguins associés à des algorithmes ont distingué les groupes avec une exactitude annoncée supérieure à 80 %, un résultat qui demande réplication.

Chez 30 enfants diagnostiqués avec un TSA selon les critères DSM-5 et l’outil ADOS-2, cette étude a comparé une transplantation de microbiote fécal et un régime cétogène. Deux interventions ciblant le microbiote intestinal ont été examinées. La transplantation consiste à transférer des micro-organismes intestinaux provenant de selles. Les symptômes ont notamment été évalués avec les échelles CARS et ABC.

Après l’intervention, les scores CARS moyens ont diminué dans les deux groupes, de 34,87 à 33,53 avec la transplantation et de 35,13 à 33 avec le régime cétogène. Des scores en baisse ont aussi été rapportés sur l’échelle ABC dans le groupe régime cétogène, de 63,07 à 42,73. Dans le groupe transplantation, la baisse de 79,93 à 69,33 n’atteignait pas le seuil statistique indiqué par les auteurs.

Les analyses du microbiote n’ont pas relevé de changement statistiquement significatif de sa diversité globale, mesurée par les indices de diversité alpha et bêta, dans l’un ou l’autre groupe. Des signatures microbiennes distinctes ont néanmoins été observées après les interventions. La transplantation était associée à une augmentation de certains taxons producteurs de butyrate. Le régime cétogène était associé à d’autres variations bactériennes et à un enrichissement de voies métaboliques dans l’analyse KEGG.

Le résumé conclut que les deux interventions pourraient être liées à des modifications différentes du microbiote. Des éléments méthodologiques manquent toutefois pour interpréter ces résultats, notamment la répartition des enfants entre groupes, la durée du suivi, l’existence d’un groupe témoin et les effets indésirables. À partir du seul résumé, il n’est pas possible d’établir une efficacité comparative ni d’attribuer les évolutions observées aux interventions elles-mêmes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude comparative de deux groupes d’intervention, dont les modalités d’attribution ne sont pas précisées dans le résumé.
Population
30 enfants avec un TSA diagnostiqué selon le DSM-5 et l’ADOS-2.
À retenir

Dans ce petit échantillon, les deux groupes ont présenté des évolutions de certains scores et des profils microbiens post-intervention distincts, mais le résumé ne permet pas de comparer solidement leur efficacité ni d’inférer un effet causal.

Menée dans 155 pays auprès de 121 066 adultes, cette enquête a comparé les déclarations de bien-être avant la pandémie et pendant celle-ci. Les personnes participantes rapportaient elles-mêmes leurs diagnostics somatiques et psychiatriques. Des écarts avant la pandémie étaient déjà observés selon les profils de santé étudiés.

Le bien-être a été mesuré avec le WHO-5, un questionnaire dont le score va de 0 à 100. Les chercheurs ont aussi examiné le passage sous le seuil de 50 et une baisse d’au moins dix points. Un indice de bien-être plus bas était associé à plusieurs diagnostics, après prise en compte de variables démographiques et liées à la pandémie.

Avant la pandémie, les associations défavorables rapportées étaient plus importantes pour des troubles psychiatriques que pour les maladies somatiques étudiées. Le trouble du spectre de l’autisme et la schizophrénie ou le trouble schizo-affectif figuraient parmi les diagnostics liés à un bien-être initial plus faible. Plus marqué pour certains troubles , ce constat ne permet pas d’établir qu’un diagnostic est la cause directe du niveau de bien-être.

Pendant la période pandémique, une diminution supplémentaire était notamment associée au trouble dépressif caractérisé et au trouble de stress post-traumatique. L’accumulation de diagnostics, surtout lorsqu’ils associaient santé mentale et santé physique, était liée à des résultats plus défavorables que ceux attendus à partir de chaque trouble pris isolément. Le cumul semblait peser davantage . Les scores antérieurs à la pandémie ayant été recueillis rétrospectivement, ils reposent sur les souvenirs des personnes répondantes.

L’étude en bref

Type d’étude
Enquête internationale avec comparaison rétrospective du bien-être avant et pendant la pandémie de COVID-19, analysée par modèles à effets mixtes.
Population
121 066 adultes, dans 155 pays. Les diagnostics somatiques et psychiatriques étaient autodéclarés.
À retenir

Dans cette enquête, les troubles psychiatriques et les multimorbidités complexes étaient associés à un bien-être plus faible et, pour certains profils, à une baisse plus importante pendant la pandémie.

Parue dans Neuro-Chirurgie, cette revue examine les résultats cognitifs, comportementaux et socio-communicatifs rapportés chez des enfants présentant une craniosynostose non syndromique. Treize études ont été retenues après une recherche dans trois bases de données, portant sur des publications sorties entre 2010 et 2025.

Dans l’ensemble, les études décrivent des capacités cognitives situées dans la moyenne. Elles signalent aussi des fragilités ciblées et discrètes , notamment pour le traitement visuospatial, le langage, l’attention et les fonctions exécutives, qui renvoient entre autres à l’organisation et au contrôle de l’action.

Les travaux inclus font également état de davantage de symptômes internalisés, comme des difficultés émotionnelles tournées vers soi, ainsi que de difficultés attentionnelles et de traits associés à l’autisme qualifiés de subcliniques. Les profils variaient fortement entre enfants et selon les étapes du développement étudiées.

Les auteurs ne concluent pas à une atteinte globale. Ils décrivent plutôt une variabilité neurodéveloppementale légère, susceptible d’avoir des répercussions fonctionnelles pour certains enfants. L’interprétation appelle néanmoins à la prudence car les méthodes, les populations et les outils d’évaluation différaient entre les études. Aucune méta-analyse n’a donc été réalisée.

L’étude en bref

Type d’étude
Revue de portée (scoping review) suivant les lignes directrices PRISMA-ScR, avec synthèse narrative de 13 études.
Population
Enfants présentant une craniosynostose non syndromique, inclus dans 13 études. Le nombre total de participants n’est pas précisé dans le résumé disponible.
À retenir

Cette revue suggère des différences neurodéveloppementales sélectives et variables chez des enfants ayant une craniosynostose non syndromique, sans établir de profil de déficience globale.

Cette revue systématique a retenu 15 études sur des prébiotiques et probiotiques chez 1 015 personnes ayant un TSA, parmi 8 795 références repérées. Elle examinait leur effet potentiel sur le microbiote intestinal et sur des symptômes digestifs ou comportementaux. Les résultats concernent avant tout des résultats surtout digestifs .

Les préparations étudiées contenaient le plus souvent des souches de Bifidobacterium et de Lactobacillus. Certaines études ont aussi porté sur des prébiotiques, comme les galactooligosaccharides. Le microbiote intestinal désigne l’ensemble des bactéries intestinales résidentes . Des modifications de ce microbiote et une diminution de symptômes tels que les douleurs abdominales ont été rapportées.

Les résultats sur les comportements sont moins homogènes sur le comportement . Des bénéfices ont été décrits dans certaines études, mais ils variaient selon les travaux. Les auteurs évoquent notamment la souche utilisée, la durée du traitement et l’alimentation concomitante comme des facteurs pouvant contribuer à ces différences. Une part des effets observés pourrait aussi relever d’interventions combinées, plutôt que des prébiotiques ou probiotiques seuls.

La revue juge ces interventions généralement sûres et rapporte une efficacité le plus souvent observée sur les symptômes digestifs. Leur rôle concernant les manifestations centrales du TSA reste incertain. La plupart des participants étaient des enfants, tandis que les données chez les adultes restent limitées . Les auteurs appellent à des essais plus vastes, de plus longue durée et de méthodologie rigoureuse afin d’en préciser la portée clinique.

L’étude en bref

Type d’étude
revue systématique
Population
1 015 personnes avec un diagnostic de TSA, majoritairement des enfants, incluses dans 15 études
À retenir

Les données synthétisées sont plus cohérentes pour une amélioration rapportée des symptômes gastro-intestinaux que pour les symptômes comportementaux, avec peu de données chez les adultes.