TSA · TDAH · vie adulte

TSA et TDAH chez l’adulte.

Des explications claires, des conseils pratiques, des définitions et les dernières recherches pour mieux comprendre le TSA et le TDAH à l’âge adulte.

Diagnostic Quotidien Travail Sommeil Relations Recherche

Après le diagnostic

Et maintenant ?

Un diagnostic apporte parfois des réponses, mais il ouvre aussi de nouvelles questions. Le site aide à faire le tri entre ce qui relève du trouble, du contexte, des habitudes et des besoins personnels.

01Comprendre les termes du diagnostic

Sans réduire toute son histoire à une étiquette.

02Repérer ce qui pose réellement problème

Travail, sommeil, organisation, relations, sensorialité ou fatigue.

03Tester des ajustements utiles

Avec des objectifs simples et sans chercher une méthode universelle.

Définitions & idées reçues

Mettre des mots précis sur ce que l’on vit.

Philosophie & lectures

Des idées pour réfléchir à ce qui nous arrive.

La philosophie et certains livres peuvent aider à penser le travail, les attentes, les choix ou la frustration. Ils sont présentés comme des pistes de réflexion, pas comme des traitements.

Actualité & études

Les dernières recherches sur le TSA et le TDAH.

Études, méta-analyses, recommandations et nouvelles données expliquées dans un langage accessible.

Sources identifiéesL’étude, la recommandation ou l’organisme cité est indiqué.
Limites préciséesUne association, une petite étude ou un témoignage ne valent pas une preuve.
Pas de diagnosticLe site informe. Il ne remplace pas une évaluation ou un suivi professionnel.

Questions fréquentes

Les premières questions que l’on se pose.

Je pense avoir un TDAH ou un TSA. Par où commencer ?

Commencez par comprendre les signes, le parcours diagnostique et les professionnels qui interviennent. Les questionnaires en ligne peuvent aider à formuler des questions, mais ils ne posent pas de diagnostic.

Peut-on être à la fois TSA et TDAH ?

Oui, les deux peuvent coexister. Le site consacre aussi des contenus aux situations où les caractéristiques du TSA et du TDAH se rencontrent.

Que peut-on faire après un diagnostic ?

Comprendre son diagnostic, repérer les situations qui coûtent le plus, discuter des besoins avec les professionnels concernés et tester des ajustements réalistes dans le quotidien.

Les conseils du site conviennent-ils à tout le monde ?

Non. Une méthode utile à une personne peut être inutile ou pénible pour une autre. Les articles expliquent donc à quoi sert une technique, dans quel contexte elle peut aider et quelles sont ses limites.

Le site remplace-t-il un suivi médical ou psychologique ?

Non. Le Pas de Côté informe, vulgarise et propose des ressources. Il ne pose pas de diagnostic, ne prescrit pas de traitement et ne donne pas d’avis médical individuel.

Une faute peut être jugée différemment selon qu’elle avantage son propre camp ou l’équipe adverse. Ce phénomène, appelé favoritisme de groupe, désigne une évaluation plus positive des personnes appartenant à son groupe. L’étude s’intéresse à ce biais chez des enfants avec TSA, dans une situation de jugement moral liée au football.

Les 129 participants comprenaient des adultes, des enfants avec TSA et des enfants sans TSA. Ils ont visionné quatre vidéos. Deux montraient un but marqué de la main, une fois par un joueur de leur pays et une fois contre l’équipe nationale. Les opinions étaient ensuite recueillies après chaque séquence. La répartition des participants entre les trois groupes n’est pas indiquée dans le résumé.

Chez les adultes et les enfants sans TSA, la faute était davantage jugée négativement lorsqu’elle était commise contre l’équipe nationale. Chez les enfants avec TSA, les opinions négatives rapportées pour les deux vidéos ne différaient pas statistiquement, avec une valeur p de 0,36. Aucun favoritisme de groupe n’apparaît donc dans cette tâche de jugement moral pour ce groupe d’enfants.

Deux autres vidéos comparaient des buts similaires de Diego Maradona et Lionel Messi, tous deux joueurs argentins. Les adultes préféraient le but de Maradona, tandis que les deux groupes d’enfants préféraient celui de Messi. Les auteurs avancent que les enfants avec TSA pourraient davantage se centrer sur le comportement du protagoniste. Cette interprétation reste une hypothèse issue du résumé et ne permet pas de conclure sur les stratégies de chaque enfant autiste.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude comparative expérimentale à partir de vidéos et de jugements exprimés par trois groupes.
Population
129 participants, comprenant des adultes, des enfants avec TSA et des enfants sans TSA. La répartition entre les groupes n’est pas précisée dans le résumé disponible.
À retenir

Dans cette tâche vidéo précise, les enfants avec TSA ne montraient pas de différence statistiquement rapportée dans leur jugement d’une faute selon qu’elle favorisait ou non leur équipe nationale.

Dans l’American Journal of Medical Genetics Part A, une équipe internationale rapporte 15 personnes porteuses de variants du gène LRP1. Ce gène code une protéine présente dans la membrane des cellules, impliquée notamment dans l’endocytose, un mécanisme par lequel la cellule fait entrer certaines substances. Les auteurs décrivent un profil neurodéveloppemental syndromique associé à ces variants.

Les participants ont été identifiés par des tests génétiques et grâce à GeneMatcher, un outil de mise en relation de cliniciens et de chercheurs travaillant sur les mêmes gènes. Tous portaient un variant hétérozygote, c’est-à-dire situé sur une seule des deux copies du gène. L’étude incluait des variants faux-sens et des variants prédits comme perte de fonction , susceptibles d’altérer fortement la fonction du gène.

Les manifestations les plus fréquemment rapportées étaient des troubles du neurodéveloppement, des cardiopathies congénitales, des particularités musculosquelettiques ou digestives et des caractéristiques physiques décrites comme dysmorphiques. Dans ce groupe, les cardiopathies congénitales étaient plus fréquentes avec les variants prédits comme perte de fonction. Cette observation décrit une association au sein des participants étudiés.

Les auteurs estiment que la diminution de l’activité d’une copie de LRP1 pourrait être associée à ce tableau syndromique. Ils relèvent aussi des différences d’atteinte cardiaque et neurologique entre les types de variants, qui pourraient refléter plusieurs mécanismes biologiques. Le résumé ne précise ni les critères détaillés d’évaluation clinique ni la manière dont les variants ont été interprétés.

L’étude en bref

Type d’étude
Série de cas descriptive avec recueil de données cliniques et génétiques.
Population
15 personnes porteuses de variants hétérozygotes de LRP1.
À retenir

Cette série de 15 personnes suggère une association entre des variants hétérozygotes de LRP1 et un trouble neurodéveloppemental syndromique, avec des cardiopathies congénitales plus souvent rapportées pour certains variants prédits comme perte de fonction.

Le gène SMARCC2 code la protéine BAF170, qui participe à un complexe impliqué dans l’organisation de l’ADN et la régulation de l’expression des gènes. Il figure parmi les gènes associés au risque de TSA. Les mécanismes concernés restent incomplètement compris, mais les auteurs décrivent un rôle dans la mémoire et dans le fonctionnement des synapses, les zones de communication entre neurones.

Dans des échantillons post-mortem de cortex préfrontal provenant de personnes autistes, l’équipe observe une baisse de l’expression nucléaire de SMARCC2. Des neurones dérivés de cellules souches de personnes autistes présentaient aussi une diminution de cette protéine. Lorsque SMARCC2 était réduit dans ces neurones, l’expression de gènes liés aux synapses diminuait également.

Chez des souris adolescentes présentant une déficience de Smarcc2 dans le cortex préfrontal, la mémoire de travail était altérée, tandis que les comportements sociaux et apparentés à l’anxiété étaient largement préservés. Les enregistrements électriques ont aussi mis en évidence des courants synaptiques altérés dans les neurones étudiés. Les auteurs rapportent en parallèle une moindre expression de gènes impliqués dans la transmission synaptique.

Le romidepsine, un médicament qui inhibe des enzymes appelées HDAC et peut modifier l’acétylation des histones, a été administré chez les souris déficientes . Dans ce modèle, plusieurs mesures, dont la mémoire de travail, l’expression de gènes synaptiques et l’activité synaptique, ont été normalisées. Ces résultats précliniques ne permettent pas d’en déduire un effet thérapeutique chez les personnes autistes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude expérimentale préclinique associant analyses d’échantillons post-mortem, neurones humains dérivés de cellules souches et modèles murins.
Population
Échantillons post-mortem de cortex préfrontal de personnes avec TSA, neurones dérivés de cellules souches de personnes avec TSA et souris adolescentes. Le nombre de participants et d’animaux n’est pas précisé dans le résumé disponible.
À retenir

Dans des modèles cellulaires et murins, une diminution de SMARCC2 est associée à des altérations de gènes et de fonctions synaptiques, ainsi qu’à une mémoire de travail altérée chez la souris.

Dans deux consultations spécialisées, les symptômes émotionnels chez les adultes évalués pour un TDAH ne se résument pas à une dimension unique, selon cette étude. Les auteurs ont comparé plusieurs échelles qui emploient des notions proches, mais pas identiques, pour décrire ces expériences.

L’équipe a étudié 1 240 adultes en évaluation diagnostique du TDAH dans des cliniques universitaires de Bâle et Mannheim. Parmi eux, 611 ont reçu un diagnostic de TDAH. Les participants ont rempli des échelles portant sur la dysrégulation, la labilité, l’impulsivité émotionnelles et les émotions, ainsi que l’ALS-18, qui mesure la labilité affective.

Les corrélations et l’analyse en composantes principales, une méthode statistique qui repère des éléments évoluant ensemble, ont distingué les symptômes émotionnels spécifiques au TDAH de la labilité affective générale évaluée par l’ALS-18. Trois regroupements ressortent des analyses . Ils concernent le contrôle du tempérament et de la colère, la détresse émotionnelle, puis la sur-réactivité émotionnelle et les changements d’humeur.

Ces regroupements statistiques ne permettent pas d’affirmer que toutes les échelles évaluent exactement la même réalité, ni que chaque adulte présente les trois dimensions. L’étude décrit une diversité de difficultés émotionnelles dans cet échantillon clinique, sans établir des diagnostics émotionnels distincts.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de validation convergente et de construit, avec corrélations et analyse en composantes principales.
Population
1 240 adultes sollicitant une évaluation diagnostique du TDAH dans deux cliniques spécialisées à Bâle et Mannheim, dont 611 diagnostiqués avec un TDAH.
À retenir

Dans cet échantillon clinique, les symptômes émotionnels associés au TDAH se distinguent de la labilité affective générale et se regroupent en trois dimensions statistiques.

Les difficultés de sommeil sont fréquentes chez les enfants ayant un TDAH. Une équipe suédoise décrit un projet destiné à observer, dans la pratique clinique courante, l’utilisation de couvertures lestées et d’un traitement standard par mélatonine. Aucun résultat n’est encore disponible puisque l’article publié dans BMC Psychiatry est un protocole, c’est-à-dire la description du plan de recherche avant l’analyse des données.

L’étude prévoit de comparer les évolutions du sommeil, d’indicateurs de santé et du recours aux soins au sein de chacun des deux groupes, puis entre eux. Le suivi est prévu sur dix ans au total. Des questionnaires seront remplis avant le début du traitement, puis à 1, 3, 6 et 12 mois, et chaque année durant neuf années supplémentaires.

Environ 150 binômes enfant-parent devraient être inclus dans chaque groupe. Les enfants auront entre 6 et 14 ans. Le score total du Children’s Sleep Habits Questionnaire servira de mesure principale des problèmes de sommeil. Les questionnaires aborderont aussi le fonctionnement quotidien, l’anxiété, les symptômes liés au TDAH, la qualité de vie, la douleur et les habitudes de vie. L’adhésion et les changements de traitement seront également recueillis.

Le projet ne porte pas seulement sur les évolutions rapportées par les familles. Des entretiens avec des binômes enfant-parent et des professionnels sont prévus à 6 et 12 mois afin d’examiner les obstacles et les éléments qui facilitent la mise en œuvre des traitements. Les données pourront éclairer les pratiques mais le protocole ne permet pas, à ce stade, de conclure sur l’efficacité comparative des couvertures lestées et de la mélatonine.

L’étude en bref

Type d’étude
Protocole d’étude de cohorte longitudinale pragmatique, complété par une évaluation de processus en méthodes mixtes.
Population
Enfants de 6 à 14 ans avec TDAH et problèmes de sommeil, accompagnés d’un parent, avec environ 150 binômes enfant-parent prévus dans chaque groupe de traitement.
À retenir

Cette étude suivra à long terme, en soins courants, l’utilisation et les évolutions associées aux couvertures lestées ou à la mélatonine, sans fournir encore de résultat d’efficacité.

Auprès de 2 383 étudiants de différentes universités égyptiennes, cette enquête transversale a estimé la fréquence des résultats positifs à une échelle d’autoévaluation du TDAH. L’étude porte sur des symptômes, pas un diagnostic médical établi. Les réponses ont été recueillies en ligne auprès de personnes âgées d’au moins 18 ans.

Les chercheurs ont utilisé l’Adult ADHD Self-Report Scale, ou ASRS, un questionnaire servant à repérer des symptômes rapportés par les personnes elles-mêmes. La proportion de résultats positifs était de 37,9 %, avec un intervalle de confiance de 36,0 % à 39,9 %. Le recours à un échantillon de convenance en ligne signifie que les personnes n’ont pas été sélectionnées au hasard, ce qui limite la généralisation de cette estimation à l’ensemble des étudiants égyptiens.

Après prise en compte de plusieurs variables dans leur analyse, les auteurs observent des associations ajustées, non causales entre un résultat positif au questionnaire et l’obésité, le tabagisme, des troubles du sommeil, des traumatismes durant l’enfance ainsi que des antécédents de problèmes de santé mentale. Une cote élevée, exprimée ici par un odds ratio, indique une association statistique avec une probabilité plus importante de résultat positif dans cet échantillon.

La pratique régulière d’exercice était associée à une probabilité plus faible de résultat positif à l’ASRS. Cette association inverse avec l’exercice ne permet pas de conclure que l’activité physique réduit les symptômes. Le résumé appelle à approfondir les influences culturelles et éducatives sur le TDAH dans le contexte égyptien.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude transversale par questionnaire auto-administré en ligne, avec analyse par régression logistique multivariable.
Population
2 383 étudiants universitaires égyptiens âgés de 18 ans ou plus, issus de différentes universités égyptiennes.
À retenir

Cette enquête rapporte une fréquence élevée de résultats positifs à un questionnaire de symptômes de TDAH chez les étudiants répondants, ainsi que plusieurs associations statistiques qui ne démontrent pas de lien de cause à effet.

Une synthèse publiée dans Autism Research s’intéresse à la qualité de vie de personnes autistes âgées de 19 ans ou moins, ainsi qu’à celle de leurs aidants. 216 études ont été retenues après une recherche menée dans plusieurs bases de données et des répertoires de prépublications, pour des travaux parus entre janvier 2013 et juillet 2025.

Dans les analyses quantitatives, les personnes autistes obtenaient en moyenne un score inférieur de 21,7 points à celui de leurs pairs. Les aidants avaient aussi un score inférieur de 13,64 points à celui des groupes témoins. Des écarts moyens importants sont ainsi rapportés par les auteurs, avec un nombre d’études variant selon les résultats et les données comparables disponibles.

Les résultats regroupés signalent que les dimensions sociales et émotionnelles sont les plus affectées. Un indice de développement humain plus élevé était associé à une meilleure qualité de vie. Cette association ne permet pas, à elle seule, d’établir qu’un niveau de développement humain plus élevé produit cette amélioration.

Cette publication porte sur des mineurs autistes et leurs aidants, et non directement sur des adultes autistes. La prudence reste nécessaire pour interpréter les écarts exprimés en points, car le résumé ne détaille pas les instruments regroupés, l’hétérogénéité entre études ni la qualité méthodologique des travaux inclus. Ces éléments demandent une vérification dans le texte intégral.

L’étude en bref

Type d’étude
Revue systématique et méta-analyse à effets aléatoires, suivant les lignes directrices PRISMA.
Population
Personnes autistes âgées de 19 ans ou moins et/ou leurs aidants. La revue inclut 216 études, et les méta-analyses quantitatives jusqu’à 173 études selon le résultat étudié.
À retenir

Cette synthèse associe l’autisme chez les jeunes et le rôle d’aidant à des scores de qualité de vie plus faibles que dans les groupes de comparaison, particulièrement dans les domaines émotionnel et social.

Le retard global du développement désigne des difficultés dans plusieurs domaines du développement de l’enfant. Il peut précéder une déficience intellectuelle, sans que l’évolution soit identique pour tous. Des chercheurs ont évalué un outil de prédiction réunissant des informations disponibles lors du bilan, afin d’estimer cette évolution dans un contexte de soins spécialisés.

L’étude rétrospective a porté sur 2 453 enfants ayant reçu ce diagnostic entre 2014 et 2023 dans un centre provincial de réadaptation pédiatrique de niveau tertiaire. Tous ont été suivis jusqu’à au moins 60 mois. Cette cohorte représente une population très spécialisée , dont le profil de recours explique probablement la proportion élevée d’enfants ayant ensuite reçu un diagnostic de déficience intellectuelle, soit 83 %.

Le modèle logistique, ajusté après son entraînement pour que les probabilités annoncées correspondent mieux aux résultats observés, a montré une capacité de discrimination modérée. Parmi les variables associées indépendamment à une progression vers la déficience intellectuelle figuraient la présence d’un variant génétique pathogène, un trouble du spectre de l’autisme associé et des décharges épileptiformes à l’électroencéphalogramme. Un quotient de développement adaptatif plus élevé était associé à un risque estimé plus faible. Il s’agit des associations indépendantes mesurées dans ce modèle, et non de facteurs qui déterminent à eux seuls l’évolution d’un enfant.

Sur l’échantillon de test, le modèle affichait une valeur prédictive positive de 93,3 % au seuil retenu par les auteurs, dans une cohorte où les issues défavorables étaient fréquentes. Les auteurs envisagent un usage de triage des situations à haut risque. Ils précisent aussi que son emploi dans la population générale nécessiterait une adaptation du modèle et une validation externe. Cela impose une validation encore nécessaire avant d’en déduire sa performance hors de ce centre.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude rétrospective de cohorte avec développement et évaluation interne d’un modèle pronostique.
Population
2 453 enfants diagnostiqués avec un retard global du développement, suivis dans un centre provincial de réadaptation pédiatrique de niveau tertiaire jusqu’à l’âge minimal de 60 mois.
À retenir

Dans cette cohorte spécialisée, plusieurs données cliniques, génétiques et neurophysiologiques ont été associées au risque de déficience intellectuelle, mais le modèle nécessite une validation externe avant d’être généralisé.

Les PFOA et PFOS appartiennent aux PFAS, une famille de substances chimiques. Des chercheurs ont examiné leur toxicité potentielle pour le neurodéveloppement en combinant des analyses de réseaux biologiques, des données d’expression de gènes issues de patients avec un TSA et des essais sur cellules. plusieurs mécanismes sont envisagés dans ce travail, plutôt qu’une voie biologique unique.

La comparaison avec les données transcriptomiques liées au TSA a fait ressortir dix cibles biologiques et 22 voies communes. Cette approche indique des recoupements au niveau de l’expression génique, mais le résumé ne montre pas que l’exposition aux PFAS cause le TSA, ni que les mécanismes observés soient propres à cette condition. un rapprochement reste exploratoire entre ces données et les effets étudiés.

En laboratoire, l’association de PFOA et de PFOS a été testée sur des cellules humaines de neuroblastome SH-SY5Y. Les auteurs rapportent une baisse de viabilité cellulaire et des signes compatibles avec une sénescence cellulaire, un état où les cellules cessent de se diviser. Plusieurs marqueurs associés à cet état ont aussi augmenté. les cellules ont montré un arrêt du cycle cellulaire et une activité accrue de certains gènes.

Les résultats conduisent les auteurs à proposer la sénescence cellulaire parmi les mécanismes moléculaires possibles d’une toxicité liée à la co-exposition. Ils reposent néanmoins sur des modèles informatiques et cellulaires. Les doses, conditions d’exposition et limites de l’interprétation devront être vérifiées dans l’article complet. aucune conclusion clinique ne s’impose à partir de ce seul résumé.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude mécanistique combinant toxicologie des réseaux, analyse de données transcriptomiques et expériences in vitro sur cellules humaines.
Population
Données transcriptomiques de patients avec un TSA, effectif non précisé dans le résumé disponible, et cellules humaines de neuroblastome SH-SY5Y en laboratoire.
À retenir

Cette étude propose que des réponses associées à la sénescence cellulaire puissent participer aux effets neurodéveloppementaux des PFOA et PFOS dans un modèle cellulaire, sans établir d’effet chez l’humain ni de lien causal avec le TSA.

Cette prépublication, qui n’a pas encore été évaluée par les pairs, porte sur des souris Shank3B −/−, utilisées comme modèle d’une altération du gène SHANK3 associé à l’autisme. Ce gène code une protéine d’échafaudage post-synaptique. Les auteurs décrivent une activité corticale plus étendue que chez les souris contrôles.

Pour observer cette activité, l’équipe a employé une imagerie calcique mésoscopique en champ large, une méthode qui permet ici de cartographier l’activité sur une vaste zone du cortex dorsal. Elle a comparé l’activité spontanée avec les réponses à des stimulations visuelles et des vibrisses, les longs poils sensoriels du museau des souris. Des réponses sensorielles corticales renforcées ont été rapportées dans le groupe Shank3B −/−.

Face aux stimulations visuelles ou des vibrisses, les réponses corticales étaient plus fortes chez ces souris. Leur activité spontanée et leurs réponses sensorielles variaient aussi davantage d’un essai à l’autre. En parallèle, l’activité provoquée par une stimulation se propageait plus vite à travers le cortex, tandis que la direction de propagation restait préservée selon le résumé.

Au repos, l’activité était élevée dans la plupart des régions observées, ce qui évoque chez ce modèle animal un état cortical distribué plutôt qu’une anomalie limitée aux seuls circuits sensoriels. Les cortex somatosensoriels barillets et secondaire apportaient les signatures de génotype les plus informatives. L’étude relie un gène et circuit dans un modèle de souris, sans permettre à elle seule de conclure aux mécanismes chez les personnes autistes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude expérimentale chez la souris utilisant une imagerie calcique mésoscopique en champ large.
Population
non précisée dans le résumé disponible
À retenir

Dans ce modèle murin de délétion de Shank3B, les auteurs observent une activité corticale largement accrue et des réponses sensorielles plus fortes, plus variables et plus rapidement propagées.