TSA · TDAH · vie adulte

TSA et TDAH chez l’adulte.

Des explications claires, des conseils pratiques, des définitions et les dernières recherches pour mieux comprendre le TSA et le TDAH à l’âge adulte.

Diagnostic Quotidien Travail Sommeil Relations Recherche

Après le diagnostic

Et maintenant ?

Un diagnostic apporte parfois des réponses, mais il ouvre aussi de nouvelles questions. Le site aide à faire le tri entre ce qui relève du trouble, du contexte, des habitudes et des besoins personnels.

01Comprendre les termes du diagnostic

Sans réduire toute son histoire à une étiquette.

02Repérer ce qui pose réellement problème

Travail, sommeil, organisation, relations, sensorialité ou fatigue.

03Tester des ajustements utiles

Avec des objectifs simples et sans chercher une méthode universelle.

Définitions & idées reçues

Mettre des mots précis sur ce que l’on vit.

Philosophie & lectures

Des idées pour réfléchir à ce qui nous arrive.

La philosophie et certains livres peuvent aider à penser le travail, les attentes, les choix ou la frustration. Ils sont présentés comme des pistes de réflexion, pas comme des traitements.

Actualité & études

Les dernières recherches sur le TSA et le TDAH.

Études, méta-analyses, recommandations et nouvelles données expliquées dans un langage accessible.

Recherche

Craniosynostose et profils neurodéveloppementaux

Une revue de 13 études rapporte, chez des enfants ayant une craniosynostose non syndromique, un fonctionnement cognitif généralement dans la moyenne, avec des fragilités variables selon les domaines. Les résultats restent hétérogènes et ne décrivent pas un profil unique.

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Sources identifiéesL’étude, la recommandation ou l’organisme cité est indiqué.
Limites préciséesUne association, une petite étude ou un témoignage ne valent pas une preuve.
Pas de diagnosticLe site informe. Il ne remplace pas une évaluation ou un suivi professionnel.

Questions fréquentes

Les premières questions que l’on se pose.

Je pense avoir un TDAH ou un TSA. Par où commencer ?

Commencez par comprendre les signes, le parcours diagnostique et les professionnels qui interviennent. Les questionnaires en ligne peuvent aider à formuler des questions, mais ils ne posent pas de diagnostic.

Peut-on être à la fois TSA et TDAH ?

Oui, les deux peuvent coexister. Le site consacre aussi des contenus aux situations où les caractéristiques du TSA et du TDAH se rencontrent.

Que peut-on faire après un diagnostic ?

Comprendre son diagnostic, repérer les situations qui coûtent le plus, discuter des besoins avec les professionnels concernés et tester des ajustements réalistes dans le quotidien.

Les conseils du site conviennent-ils à tout le monde ?

Non. Une méthode utile à une personne peut être inutile ou pénible pour une autre. Les articles expliquent donc à quoi sert une technique, dans quel contexte elle peut aider et quelles sont ses limites.

Le site remplace-t-il un suivi médical ou psychologique ?

Non. Le Pas de Côté informe, vulgarise et propose des ressources. Il ne pose pas de diagnostic, ne prescrit pas de traitement et ne donne pas d’avis médical individuel.

Chez 30 enfants diagnostiqués avec un TSA selon les critères DSM-5 et l’outil ADOS-2, cette étude a comparé une transplantation de microbiote fécal et un régime cétogène. Deux interventions ciblant le microbiote intestinal ont été examinées. La transplantation consiste à transférer des micro-organismes intestinaux provenant de selles. Les symptômes ont notamment été évalués avec les échelles CARS et ABC.

Après l’intervention, les scores CARS moyens ont diminué dans les deux groupes, de 34,87 à 33,53 avec la transplantation et de 35,13 à 33 avec le régime cétogène. Des scores en baisse ont aussi été rapportés sur l’échelle ABC dans le groupe régime cétogène, de 63,07 à 42,73. Dans le groupe transplantation, la baisse de 79,93 à 69,33 n’atteignait pas le seuil statistique indiqué par les auteurs.

Les analyses du microbiote n’ont pas relevé de changement statistiquement significatif de sa diversité globale, mesurée par les indices de diversité alpha et bêta, dans l’un ou l’autre groupe. Des signatures microbiennes distinctes ont néanmoins été observées après les interventions. La transplantation était associée à une augmentation de certains taxons producteurs de butyrate. Le régime cétogène était associé à d’autres variations bactériennes et à un enrichissement de voies métaboliques dans l’analyse KEGG.

Le résumé conclut que les deux interventions pourraient être liées à des modifications différentes du microbiote. Des éléments méthodologiques manquent toutefois pour interpréter ces résultats, notamment la répartition des enfants entre groupes, la durée du suivi, l’existence d’un groupe témoin et les effets indésirables. À partir du seul résumé, il n’est pas possible d’établir une efficacité comparative ni d’attribuer les évolutions observées aux interventions elles-mêmes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude comparative de deux groupes d’intervention, dont les modalités d’attribution ne sont pas précisées dans le résumé.
Population
30 enfants avec un TSA diagnostiqué selon le DSM-5 et l’ADOS-2.
À retenir

Dans ce petit échantillon, les deux groupes ont présenté des évolutions de certains scores et des profils microbiens post-intervention distincts, mais le résumé ne permet pas de comparer solidement leur efficacité ni d’inférer un effet causal.

Menée dans 155 pays auprès de 121 066 adultes, cette enquête a comparé les déclarations de bien-être avant la pandémie et pendant celle-ci. Les personnes participantes rapportaient elles-mêmes leurs diagnostics somatiques et psychiatriques. Des écarts avant la pandémie étaient déjà observés selon les profils de santé étudiés.

Le bien-être a été mesuré avec le WHO-5, un questionnaire dont le score va de 0 à 100. Les chercheurs ont aussi examiné le passage sous le seuil de 50 et une baisse d’au moins dix points. Un indice de bien-être plus bas était associé à plusieurs diagnostics, après prise en compte de variables démographiques et liées à la pandémie.

Avant la pandémie, les associations défavorables rapportées étaient plus importantes pour des troubles psychiatriques que pour les maladies somatiques étudiées. Le trouble du spectre de l’autisme et la schizophrénie ou le trouble schizo-affectif figuraient parmi les diagnostics liés à un bien-être initial plus faible. Plus marqué pour certains troubles , ce constat ne permet pas d’établir qu’un diagnostic est la cause directe du niveau de bien-être.

Pendant la période pandémique, une diminution supplémentaire était notamment associée au trouble dépressif caractérisé et au trouble de stress post-traumatique. L’accumulation de diagnostics, surtout lorsqu’ils associaient santé mentale et santé physique, était liée à des résultats plus défavorables que ceux attendus à partir de chaque trouble pris isolément. Le cumul semblait peser davantage . Les scores antérieurs à la pandémie ayant été recueillis rétrospectivement, ils reposent sur les souvenirs des personnes répondantes.

L’étude en bref

Type d’étude
Enquête internationale avec comparaison rétrospective du bien-être avant et pendant la pandémie de COVID-19, analysée par modèles à effets mixtes.
Population
121 066 adultes, dans 155 pays. Les diagnostics somatiques et psychiatriques étaient autodéclarés.
À retenir

Dans cette enquête, les troubles psychiatriques et les multimorbidités complexes étaient associés à un bien-être plus faible et, pour certains profils, à une baisse plus importante pendant la pandémie.

Parue dans Neuro-Chirurgie, cette revue examine les résultats cognitifs, comportementaux et socio-communicatifs rapportés chez des enfants présentant une craniosynostose non syndromique. Treize études ont été retenues après une recherche dans trois bases de données, portant sur des publications sorties entre 2010 et 2025.

Dans l’ensemble, les études décrivent des capacités cognitives situées dans la moyenne. Elles signalent aussi des fragilités ciblées et discrètes , notamment pour le traitement visuospatial, le langage, l’attention et les fonctions exécutives, qui renvoient entre autres à l’organisation et au contrôle de l’action.

Les travaux inclus font également état de davantage de symptômes internalisés, comme des difficultés émotionnelles tournées vers soi, ainsi que de difficultés attentionnelles et de traits associés à l’autisme qualifiés de subcliniques. Les profils variaient fortement entre enfants et selon les étapes du développement étudiées.

Les auteurs ne concluent pas à une atteinte globale. Ils décrivent plutôt une variabilité neurodéveloppementale légère, susceptible d’avoir des répercussions fonctionnelles pour certains enfants. L’interprétation appelle néanmoins à la prudence car les méthodes, les populations et les outils d’évaluation différaient entre les études. Aucune méta-analyse n’a donc été réalisée.

L’étude en bref

Type d’étude
Revue de portée (scoping review) suivant les lignes directrices PRISMA-ScR, avec synthèse narrative de 13 études.
Population
Enfants présentant une craniosynostose non syndromique, inclus dans 13 études. Le nombre total de participants n’est pas précisé dans le résumé disponible.
À retenir

Cette revue suggère des différences neurodéveloppementales sélectives et variables chez des enfants ayant une craniosynostose non syndromique, sans établir de profil de déficience globale.

Cette revue systématique a retenu 15 études sur des prébiotiques et probiotiques chez 1 015 personnes ayant un TSA, parmi 8 795 références repérées. Elle examinait leur effet potentiel sur le microbiote intestinal et sur des symptômes digestifs ou comportementaux. Les résultats concernent avant tout des résultats surtout digestifs .

Les préparations étudiées contenaient le plus souvent des souches de Bifidobacterium et de Lactobacillus. Certaines études ont aussi porté sur des prébiotiques, comme les galactooligosaccharides. Le microbiote intestinal désigne l’ensemble des bactéries intestinales résidentes . Des modifications de ce microbiote et une diminution de symptômes tels que les douleurs abdominales ont été rapportées.

Les résultats sur les comportements sont moins homogènes sur le comportement . Des bénéfices ont été décrits dans certaines études, mais ils variaient selon les travaux. Les auteurs évoquent notamment la souche utilisée, la durée du traitement et l’alimentation concomitante comme des facteurs pouvant contribuer à ces différences. Une part des effets observés pourrait aussi relever d’interventions combinées, plutôt que des prébiotiques ou probiotiques seuls.

La revue juge ces interventions généralement sûres et rapporte une efficacité le plus souvent observée sur les symptômes digestifs. Leur rôle concernant les manifestations centrales du TSA reste incertain. La plupart des participants étaient des enfants, tandis que les données chez les adultes restent limitées . Les auteurs appellent à des essais plus vastes, de plus longue durée et de méthodologie rigoureuse afin d’en préciser la portée clinique.

L’étude en bref

Type d’étude
revue systématique
Population
1 015 personnes avec un diagnostic de TSA, majoritairement des enfants, incluses dans 15 études
À retenir

Les données synthétisées sont plus cohérentes pour une amélioration rapportée des symptômes gastro-intestinaux que pour les symptômes comportementaux, avec peu de données chez les adultes.

L’anorexie mentale ne se résume pas au poids ou à l’alimentation. Dans la cohorte CREAT, les chercheurs ont étudié des jumeaux monozygotes discordants pour ce trouble, c’est-à-dire des jumeaux génétiquement identiques dont un seul avait connu une anorexie mentale au cours de sa vie. Cette configuration aide à distinguer des caractéristiques possiblement liées à l’histoire familiale de celles qui diffèrent au sein d’une même paire.

Les jumeaux ayant eu une anorexie mentale, pour la plupart dont le poids était restauré et qui n’étaient pas dans une phase aiguë, présentaient davantage de perfectionnisme, de tendance à poursuivre leurs objectifs, de neuroticisme, d’inhibition comportementale et d’impulsivité. L’étude rapporte aussi davantage de symptômes autistiques , de symptômes psychiatriques plus larges, ainsi qu’une qualité de vie plus basse et des antécédents de moqueries.

Dans les comparaisons au sein des paires discordantes, le perfectionnisme, la tendance à poursuivre des objectifs et les moqueries visant les compétences ressortent comme des facteurs individuels candidats associés à l’anorexie mentale. Les auteurs signalent également des associations possibles avec l’impulsivité, l’inhibition comportementale, le neuroticisme, d’autres symptômes psychiatriques et les symptômes autistiques. Ces résultats ne permettent pas de dire que ces facteurs provoquent le trouble.

Les jumeaux non concernés se situaient souvent entre leur co-jumeau concerné et les témoins sur plusieurs mesures. Ce profil est compatible avec une vulnérabilité familiale partagée , tandis que certaines différences pourraient relever d’influences propres à chaque personne. Les auteurs présentent ainsi l’anorexie mentale comme multifactorielle et prévoient des travaux biologiques, d’imagerie cérébrale, endocrinologiques et sur le microbiote.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude observationnelle comparative incluant des analyses entre groupes et au sein de paires de jumeaux monozygotes discordants.
Population
44 personnes issues de paires de jumeaux monozygotes discordantes pour une anorexie mentale au cours de la vie, et 42 personnes issues de paires de jumeaux monozygotes témoins.
À retenir

Chez des jumeaux monozygotes, plusieurs caractéristiques psychologiques et expériences rapportées sont associées à une histoire d’anorexie mentale, dans un tableau compatible à la fois avec une vulnérabilité familiale et des influences individuelles.

Pendant treize semaines, neuf enfants autistes de 4 à 10 ans ayant des besoins de soutien modérés à élevés ont participé à des séances individuelles deux fois par semaine. Un programme moteur individualisé a servi de cadre à cette recherche, qui s’intéressait à leur engagement pendant les séances et aux stratégies utilisées par les professionnels.

Les chercheurs ont analysé un échantillon de 27 séances filmées, à l’aide d’un système d’observation conçu pour l’étude. En moyenne, les enfants consacraient 29,6 % du temps des séances à la pratique de compétences motrices, soit moins d’un tiers du temps . Cette mesure porte sur la pratique motrice elle-même, et non sur la valeur ou l’utilité globale du reste de la séance.

Les périodes qualifiées de hors tâche recouvraient plusieurs types de comportements, dont la recherche sensorielle, la corégulation, l’évitement, l’exploration ou des interactions sociales. Elles renvoyaient donc à des comportements aux fonctions variées , plutôt qu’à une seule forme de désengagement. Le résumé ne permet pas de déterminer ce qui explique ces différents moments.

Onze physiologistes de l’exercice ont aussi été interrogés à deux reprises. Leur analyse fait ressortir l’idée de s’accorder à l’enfant, en tenant compte de ses signaux, de sa communication et de ses besoins de régulation. S’ajuster aux signaux de l’enfant était également lié, dans leurs propos, à la relation thérapeutique et à la priorisation de ses besoins. Les auteurs appellent à poursuivre les recherches sur les mécanismes en jeu et les décisions prises au fil des séances.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude mixte associant l’observation vidéo de séances, un codage comportemental et des entretiens semi-structurés analysés thématiquement.
Population
Neuf enfants autistes de 4 à 10 ans ayant des besoins de soutien modérés à élevés, ainsi que onze physiologistes de l’exercice interrogés.
À retenir

Dans cet échantillon restreint, l’engagement dans les séances motrices variait au-delà du seul temps de pratique, et les professionnels décrivaient des ajustements relationnels et de régulation aux besoins de chaque enfant.

Le syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile, ou hEDS, est un trouble du tissu conjonctif. L’autisme est un trouble du neurodéveloppement. Les auteurs relèvent une co-occurrence plus fréquente qu’attendu entre ces deux diagnostics, ainsi que des symptômes qui peuvent se recouper. Ils soulignent aussi que les travaux portant précisément sur leur intersection restent peu nombreux.

Le résumé rapporte les résultats d’une récente revue systématique avec méta-analyse, une méthode qui rassemble les données de plusieurs études. Chez les personnes autistes, la prévalence globale de l’hypermobilité articulaire atteignait 22,3 %, ou 31 % lorsqu’elle était évaluée cliniquement. Pour l’hEDS ou les troubles du spectre de l’hypermobilité, les estimations étaient de 27,9 % et 39 %. Les chiffres restent à interpréter à la lumière des méthodes d’évaluation employées.

Cette publication est présentée dans son résumé comme une revue narrative. Elle examine notamment la voie WNT/bêta-caténine, impliquée dans la communication cellulaire, et les métalloprotéinases matricielles, des enzymes liées à la matrice extracellulaire qui entoure les cellules. Les auteurs discutent leur rôle possible dans les caractéristiques de fibroblastes, la régulation de cette matrice et la synaptogenèse. Des mécanismes encore hypothétiques sont ainsi proposés pour relier des aspects tissulaires et neurodéveloppementaux.

Les auteurs évoquent aussi une sous-représentation possible de cette co-occurrence, liée entre autres au sous-diagnostic selon le genre, à une connaissance limitée du sujet et à des parcours de soins fragmentés. La revue vise surtout à orienter de futurs travaux. Un champ de recherche limité ne permet pas, sur la base de ce résumé, de conclure à un lien biologique établi entre hEDS et autisme.

L’étude en bref

Type d’étude
revue narrative de la littérature
Population
non précisée dans le résumé disponible
À retenir

Cette revue décrit une co-occurrence rapportée entre autisme et hEDS ou hypermobilité, et explore des voies biologiques possibles qui restent à confirmer par la recherche.

En Norvège, des données concernant 70 102 enfants de l’étude Mother, Father and Child Cohort Study ont été reliées aux informations du registre national des patients. une vaste cohorte norvégienne permet ainsi de comparer les réponses parentales sur l’attention, les usages linguistiques et les diagnostics de TDAH enregistrés.

Les enfants multilingues recevaient des évaluations parentales plus élevées pour les difficultés attentionnelles que leurs pairs monolingues. Mais des écarts entre mesures apparaissent dans les résultats, puisque la fréquence des diagnostics de TDAH ne différait pas significativement selon le multilinguisme ou la langue maternelle des parents. Les questionnaires parentaux utilisés évaluent donc peut-être différemment les difficultés selon les contextes linguistiques et culturels.

Les auteurs signalent aussi des indices de sous-diagnostic possible chez des enfants dont les mères viennent d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d’Asie du Sud-Est, d’Asie de l’Est ou d’Océanie. Chez les filles ayant une mère parlant une langue maternelle autre que le norvégien, un diagnostic plus tardif de TDAH a été observé par rapport aux filles dont la mère est locutrice native du norvégien.

Ces résultats ne permettent pas d’établir la raison de ces différences. Ils amènent les chercheurs à interroger la validité des questionnaires parentaux et la qualité globale des évaluations dans ces situations. des outils sensibles aux contextes linguistiques et culturels sont évoqués par les auteurs, dans un système où des inégalités pourraient affecter certains enfants.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de cohorte fondée sur des questionnaires parentaux et un appariement avec des données de registre.
Population
70 102 enfants participant à la Norwegian Mother, Father and Child Cohort Study en Norvège.
À retenir

Dans cette cohorte, le multilinguisme était associé à des difficultés attentionnelles davantage rapportées par les parents, mais pas à une fréquence différente de diagnostic de TDAH, tandis que certains résultats suggèrent de possibles inégalités de diagnostic.

Évaluer la cognition sociale, c’est-à-dire la manière dont une personne interprète les états mentaux et les interactions d’autrui, pose aussi la question des outils disponibles dans chaque langue. Un test adapté au japonais a été développé sous le nom de MASC-J, à partir du Movie for the Assessment of Social Cognition. Les personnes répondent à des questions portant sur des scènes filmées.

L’étude a réuni 30 adultes avec un trouble du spectre de l’autisme et 30 participants décrits comme témoins en bonne santé. Tous ont passé le MASC-J, un test de lecture des émotions dans le regard, ainsi que des questionnaires et une estimation de leurs capacités intellectuelles. Les scores différaient entre groupes puisque le groupe autiste obtenait des scores MASC-J significativement plus faibles que le groupe témoin.

Les auteurs rapportent une cohérence interne jugée acceptable et une excellente fidélité test-retest, qui correspond à la stabilité des résultats lorsqu’un même test est repassé. L’analyse de discrimination du MASC-J entre les deux groupes est également considérée comme acceptable, avec une aire sous la courbe de 0,804. Des résultats encore préliminaires qui soutiennent la validation initiale de cet outil, sans suffire à établir tous ses usages.

Dans l’ensemble de l’échantillon, les scores au MASC-J étaient associés à ceux du test de lecture des émotions dans le regard. Cette association ne ressortait plus séparément dans chacun des deux groupes. Chez les participants autistes, les scores MASC-J étaient aussi associés positivement au quotient intellectuel estimé. Certains types d’erreurs augmentaient dans le groupe autiste, notamment les interprétations mentales excessives et l’absence d’interprétation mentale, tandis que les erreurs de sous-interprétation ne différaient pas entre groupes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de développement et de validation initiale d’un outil de mesure, avec comparaison entre groupes et évaluation test-retest.
Population
30 adultes avec un trouble du spectre de l’autisme et 30 témoins en bonne santé.
À retenir

Cette étude apporte un soutien préliminaire à la fiabilité et à la capacité de discrimination du MASC-J pour évaluer la cognition sociale chez des adultes japonais autistes.

Chez 11 868 jeunes suivis dans l’étude américaine ABCD, des symptômes de dépression, de TDAH, de troubles des conduites ou de trouble oppositionnel avec provocation étaient associés à une probabilité plus élevée d’usage de cannabis au fil du suivi. Une prépublication non évaluée par les pairs rapporte ces résultats, qui demandent donc confirmation.

Les données déclarées par les jeunes ont été recueillies entre l’inclusion et quatre ans plus tard, de 9 à 15 ans. Les chercheurs ont utilisé des modèles statistiques distinguant les écarts entre participants des variations chez une même personne au cours du temps, et ont examiné la place de l’âge dans ces associations. Le suivi couvre quatre années et porte sur l’usage de cannabis ainsi que cinq groupes de symptômes.

Dans les comparaisons entre jeunes, les associations réciproques étaient observées pour tous les symptômes étudiés sauf l’anxiété. Une hausse des symptômes anxieux était associée à une plus grande probabilité de déclarer un usage de cannabis un an plus tard, tandis que l’association dans l’autre sens n’était pas retrouvée. L’anxiété suit un lien unidirectionnel dans les analyses principales.

Les associations prospectives les plus fortes, à la fois entre les jeunes et au sein d’un même jeune, concernaient les symptômes dépressifs et les troubles des conduites. L’âge modérait ces liens, sans que le résumé n’en précise le sens ou l’ampleur. Ces résultats restent des associations et ne permettent pas d’établir que l’un de ces facteurs cause l’autre.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude longitudinale prospective avec analyses de régression multiniveau.
Population
11 868 adolescents américains âgés de 9 à 15 ans, participant à l’étude longitudinale ABCD.
À retenir

Cette prépublication associe surtout les symptômes dépressifs et de troubles des conduites à l’usage ultérieur de cannabis, avec des liens réciproques observés au cours de l’adolescence précoce.