TSA · TDAH · vie adulte

TSA et TDAH chez l’adulte.

Des explications claires, des conseils pratiques, des définitions et les dernières recherches pour mieux comprendre le TSA et le TDAH à l’âge adulte.

Diagnostic Quotidien Travail Sommeil Relations Recherche

Après le diagnostic

Et maintenant ?

Un diagnostic apporte parfois des réponses, mais il ouvre aussi de nouvelles questions. Le site aide à faire le tri entre ce qui relève du trouble, du contexte, des habitudes et des besoins personnels.

01Comprendre les termes du diagnostic

Sans réduire toute son histoire à une étiquette.

02Repérer ce qui pose réellement problème

Travail, sommeil, organisation, relations, sensorialité ou fatigue.

03Tester des ajustements utiles

Avec des objectifs simples et sans chercher une méthode universelle.

Définitions & idées reçues

Mettre des mots précis sur ce que l’on vit.

Philosophie & lectures

Des idées pour réfléchir à ce qui nous arrive.

La philosophie et certains livres peuvent aider à penser le travail, les attentes, les choix ou la frustration. Ils sont présentés comme des pistes de réflexion, pas comme des traitements.

Actualité & études

Les dernières recherches sur le TSA et le TDAH.

Études, méta-analyses, recommandations et nouvelles données expliquées dans un langage accessible.

Recherche

Autisme et engagement dans les séances motrices

Une étude menée auprès de neuf enfants autistes avec des besoins de soutien modérés à élevés décrit le temps consacré à la pratique motrice et les ajustements rapportés par les thérapeutes. Elle souligne la place des processus relationnels et de régulation dans ces séances individuelles.

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Sources identifiéesL’étude, la recommandation ou l’organisme cité est indiqué.
Limites préciséesUne association, une petite étude ou un témoignage ne valent pas une preuve.
Pas de diagnosticLe site informe. Il ne remplace pas une évaluation ou un suivi professionnel.

Questions fréquentes

Les premières questions que l’on se pose.

Je pense avoir un TDAH ou un TSA. Par où commencer ?

Commencez par comprendre les signes, le parcours diagnostique et les professionnels qui interviennent. Les questionnaires en ligne peuvent aider à formuler des questions, mais ils ne posent pas de diagnostic.

Peut-on être à la fois TSA et TDAH ?

Oui, les deux peuvent coexister. Le site consacre aussi des contenus aux situations où les caractéristiques du TSA et du TDAH se rencontrent.

Que peut-on faire après un diagnostic ?

Comprendre son diagnostic, repérer les situations qui coûtent le plus, discuter des besoins avec les professionnels concernés et tester des ajustements réalistes dans le quotidien.

Les conseils du site conviennent-ils à tout le monde ?

Non. Une méthode utile à une personne peut être inutile ou pénible pour une autre. Les articles expliquent donc à quoi sert une technique, dans quel contexte elle peut aider et quelles sont ses limites.

Le site remplace-t-il un suivi médical ou psychologique ?

Non. Le Pas de Côté informe, vulgarise et propose des ressources. Il ne pose pas de diagnostic, ne prescrit pas de traitement et ne donne pas d’avis médical individuel.

Cette revue systématique a retenu 15 études sur des prébiotiques et probiotiques chez 1 015 personnes ayant un TSA, parmi 8 795 références repérées. Elle examinait leur effet potentiel sur le microbiote intestinal et sur des symptômes digestifs ou comportementaux. Les résultats concernent avant tout des résultats surtout digestifs .

Les préparations étudiées contenaient le plus souvent des souches de Bifidobacterium et de Lactobacillus. Certaines études ont aussi porté sur des prébiotiques, comme les galactooligosaccharides. Le microbiote intestinal désigne l’ensemble des bactéries intestinales résidentes . Des modifications de ce microbiote et une diminution de symptômes tels que les douleurs abdominales ont été rapportées.

Les résultats sur les comportements sont moins homogènes sur le comportement . Des bénéfices ont été décrits dans certaines études, mais ils variaient selon les travaux. Les auteurs évoquent notamment la souche utilisée, la durée du traitement et l’alimentation concomitante comme des facteurs pouvant contribuer à ces différences. Une part des effets observés pourrait aussi relever d’interventions combinées, plutôt que des prébiotiques ou probiotiques seuls.

La revue juge ces interventions généralement sûres et rapporte une efficacité le plus souvent observée sur les symptômes digestifs. Leur rôle concernant les manifestations centrales du TSA reste incertain. La plupart des participants étaient des enfants, tandis que les données chez les adultes restent limitées . Les auteurs appellent à des essais plus vastes, de plus longue durée et de méthodologie rigoureuse afin d’en préciser la portée clinique.

L’étude en bref

Type d’étude
revue systématique
Population
1 015 personnes avec un diagnostic de TSA, majoritairement des enfants, incluses dans 15 études
À retenir

Les données synthétisées sont plus cohérentes pour une amélioration rapportée des symptômes gastro-intestinaux que pour les symptômes comportementaux, avec peu de données chez les adultes.

L’anorexie mentale ne se résume pas au poids ou à l’alimentation. Dans la cohorte CREAT, les chercheurs ont étudié des jumeaux monozygotes discordants pour ce trouble, c’est-à-dire des jumeaux génétiquement identiques dont un seul avait connu une anorexie mentale au cours de sa vie. Cette configuration aide à distinguer des caractéristiques possiblement liées à l’histoire familiale de celles qui diffèrent au sein d’une même paire.

Les jumeaux ayant eu une anorexie mentale, pour la plupart dont le poids était restauré et qui n’étaient pas dans une phase aiguë, présentaient davantage de perfectionnisme, de tendance à poursuivre leurs objectifs, de neuroticisme, d’inhibition comportementale et d’impulsivité. L’étude rapporte aussi davantage de symptômes autistiques , de symptômes psychiatriques plus larges, ainsi qu’une qualité de vie plus basse et des antécédents de moqueries.

Dans les comparaisons au sein des paires discordantes, le perfectionnisme, la tendance à poursuivre des objectifs et les moqueries visant les compétences ressortent comme des facteurs individuels candidats associés à l’anorexie mentale. Les auteurs signalent également des associations possibles avec l’impulsivité, l’inhibition comportementale, le neuroticisme, d’autres symptômes psychiatriques et les symptômes autistiques. Ces résultats ne permettent pas de dire que ces facteurs provoquent le trouble.

Les jumeaux non concernés se situaient souvent entre leur co-jumeau concerné et les témoins sur plusieurs mesures. Ce profil est compatible avec une vulnérabilité familiale partagée , tandis que certaines différences pourraient relever d’influences propres à chaque personne. Les auteurs présentent ainsi l’anorexie mentale comme multifactorielle et prévoient des travaux biologiques, d’imagerie cérébrale, endocrinologiques et sur le microbiote.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude observationnelle comparative incluant des analyses entre groupes et au sein de paires de jumeaux monozygotes discordants.
Population
44 personnes issues de paires de jumeaux monozygotes discordantes pour une anorexie mentale au cours de la vie, et 42 personnes issues de paires de jumeaux monozygotes témoins.
À retenir

Chez des jumeaux monozygotes, plusieurs caractéristiques psychologiques et expériences rapportées sont associées à une histoire d’anorexie mentale, dans un tableau compatible à la fois avec une vulnérabilité familiale et des influences individuelles.

Pendant treize semaines, neuf enfants autistes de 4 à 10 ans ayant des besoins de soutien modérés à élevés ont participé à des séances individuelles deux fois par semaine. Un programme moteur individualisé a servi de cadre à cette recherche, qui s’intéressait à leur engagement pendant les séances et aux stratégies utilisées par les professionnels.

Les chercheurs ont analysé un échantillon de 27 séances filmées, à l’aide d’un système d’observation conçu pour l’étude. En moyenne, les enfants consacraient 29,6 % du temps des séances à la pratique de compétences motrices, soit moins d’un tiers du temps . Cette mesure porte sur la pratique motrice elle-même, et non sur la valeur ou l’utilité globale du reste de la séance.

Les périodes qualifiées de hors tâche recouvraient plusieurs types de comportements, dont la recherche sensorielle, la corégulation, l’évitement, l’exploration ou des interactions sociales. Elles renvoyaient donc à des comportements aux fonctions variées , plutôt qu’à une seule forme de désengagement. Le résumé ne permet pas de déterminer ce qui explique ces différents moments.

Onze physiologistes de l’exercice ont aussi été interrogés à deux reprises. Leur analyse fait ressortir l’idée de s’accorder à l’enfant, en tenant compte de ses signaux, de sa communication et de ses besoins de régulation. S’ajuster aux signaux de l’enfant était également lié, dans leurs propos, à la relation thérapeutique et à la priorisation de ses besoins. Les auteurs appellent à poursuivre les recherches sur les mécanismes en jeu et les décisions prises au fil des séances.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude mixte associant l’observation vidéo de séances, un codage comportemental et des entretiens semi-structurés analysés thématiquement.
Population
Neuf enfants autistes de 4 à 10 ans ayant des besoins de soutien modérés à élevés, ainsi que onze physiologistes de l’exercice interrogés.
À retenir

Dans cet échantillon restreint, l’engagement dans les séances motrices variait au-delà du seul temps de pratique, et les professionnels décrivaient des ajustements relationnels et de régulation aux besoins de chaque enfant.

Le syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile, ou hEDS, est un trouble du tissu conjonctif. L’autisme est un trouble du neurodéveloppement. Les auteurs relèvent une co-occurrence plus fréquente qu’attendu entre ces deux diagnostics, ainsi que des symptômes qui peuvent se recouper. Ils soulignent aussi que les travaux portant précisément sur leur intersection restent peu nombreux.

Le résumé rapporte les résultats d’une récente revue systématique avec méta-analyse, une méthode qui rassemble les données de plusieurs études. Chez les personnes autistes, la prévalence globale de l’hypermobilité articulaire atteignait 22,3 %, ou 31 % lorsqu’elle était évaluée cliniquement. Pour l’hEDS ou les troubles du spectre de l’hypermobilité, les estimations étaient de 27,9 % et 39 %. Les chiffres restent à interpréter à la lumière des méthodes d’évaluation employées.

Cette publication est présentée dans son résumé comme une revue narrative. Elle examine notamment la voie WNT/bêta-caténine, impliquée dans la communication cellulaire, et les métalloprotéinases matricielles, des enzymes liées à la matrice extracellulaire qui entoure les cellules. Les auteurs discutent leur rôle possible dans les caractéristiques de fibroblastes, la régulation de cette matrice et la synaptogenèse. Des mécanismes encore hypothétiques sont ainsi proposés pour relier des aspects tissulaires et neurodéveloppementaux.

Les auteurs évoquent aussi une sous-représentation possible de cette co-occurrence, liée entre autres au sous-diagnostic selon le genre, à une connaissance limitée du sujet et à des parcours de soins fragmentés. La revue vise surtout à orienter de futurs travaux. Un champ de recherche limité ne permet pas, sur la base de ce résumé, de conclure à un lien biologique établi entre hEDS et autisme.

L’étude en bref

Type d’étude
revue narrative de la littérature
Population
non précisée dans le résumé disponible
À retenir

Cette revue décrit une co-occurrence rapportée entre autisme et hEDS ou hypermobilité, et explore des voies biologiques possibles qui restent à confirmer par la recherche.

En Norvège, des données concernant 70 102 enfants de l’étude Mother, Father and Child Cohort Study ont été reliées aux informations du registre national des patients. une vaste cohorte norvégienne permet ainsi de comparer les réponses parentales sur l’attention, les usages linguistiques et les diagnostics de TDAH enregistrés.

Les enfants multilingues recevaient des évaluations parentales plus élevées pour les difficultés attentionnelles que leurs pairs monolingues. Mais des écarts entre mesures apparaissent dans les résultats, puisque la fréquence des diagnostics de TDAH ne différait pas significativement selon le multilinguisme ou la langue maternelle des parents. Les questionnaires parentaux utilisés évaluent donc peut-être différemment les difficultés selon les contextes linguistiques et culturels.

Les auteurs signalent aussi des indices de sous-diagnostic possible chez des enfants dont les mères viennent d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d’Asie du Sud-Est, d’Asie de l’Est ou d’Océanie. Chez les filles ayant une mère parlant une langue maternelle autre que le norvégien, un diagnostic plus tardif de TDAH a été observé par rapport aux filles dont la mère est locutrice native du norvégien.

Ces résultats ne permettent pas d’établir la raison de ces différences. Ils amènent les chercheurs à interroger la validité des questionnaires parentaux et la qualité globale des évaluations dans ces situations. des outils sensibles aux contextes linguistiques et culturels sont évoqués par les auteurs, dans un système où des inégalités pourraient affecter certains enfants.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de cohorte fondée sur des questionnaires parentaux et un appariement avec des données de registre.
Population
70 102 enfants participant à la Norwegian Mother, Father and Child Cohort Study en Norvège.
À retenir

Dans cette cohorte, le multilinguisme était associé à des difficultés attentionnelles davantage rapportées par les parents, mais pas à une fréquence différente de diagnostic de TDAH, tandis que certains résultats suggèrent de possibles inégalités de diagnostic.

Évaluer la cognition sociale, c’est-à-dire la manière dont une personne interprète les états mentaux et les interactions d’autrui, pose aussi la question des outils disponibles dans chaque langue. Un test adapté au japonais a été développé sous le nom de MASC-J, à partir du Movie for the Assessment of Social Cognition. Les personnes répondent à des questions portant sur des scènes filmées.

L’étude a réuni 30 adultes avec un trouble du spectre de l’autisme et 30 participants décrits comme témoins en bonne santé. Tous ont passé le MASC-J, un test de lecture des émotions dans le regard, ainsi que des questionnaires et une estimation de leurs capacités intellectuelles. Les scores différaient entre groupes puisque le groupe autiste obtenait des scores MASC-J significativement plus faibles que le groupe témoin.

Les auteurs rapportent une cohérence interne jugée acceptable et une excellente fidélité test-retest, qui correspond à la stabilité des résultats lorsqu’un même test est repassé. L’analyse de discrimination du MASC-J entre les deux groupes est également considérée comme acceptable, avec une aire sous la courbe de 0,804. Des résultats encore préliminaires qui soutiennent la validation initiale de cet outil, sans suffire à établir tous ses usages.

Dans l’ensemble de l’échantillon, les scores au MASC-J étaient associés à ceux du test de lecture des émotions dans le regard. Cette association ne ressortait plus séparément dans chacun des deux groupes. Chez les participants autistes, les scores MASC-J étaient aussi associés positivement au quotient intellectuel estimé. Certains types d’erreurs augmentaient dans le groupe autiste, notamment les interprétations mentales excessives et l’absence d’interprétation mentale, tandis que les erreurs de sous-interprétation ne différaient pas entre groupes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de développement et de validation initiale d’un outil de mesure, avec comparaison entre groupes et évaluation test-retest.
Population
30 adultes avec un trouble du spectre de l’autisme et 30 témoins en bonne santé.
À retenir

Cette étude apporte un soutien préliminaire à la fiabilité et à la capacité de discrimination du MASC-J pour évaluer la cognition sociale chez des adultes japonais autistes.

Chez 11 868 jeunes suivis dans l’étude américaine ABCD, des symptômes de dépression, de TDAH, de troubles des conduites ou de trouble oppositionnel avec provocation étaient associés à une probabilité plus élevée d’usage de cannabis au fil du suivi. Une prépublication non évaluée par les pairs rapporte ces résultats, qui demandent donc confirmation.

Les données déclarées par les jeunes ont été recueillies entre l’inclusion et quatre ans plus tard, de 9 à 15 ans. Les chercheurs ont utilisé des modèles statistiques distinguant les écarts entre participants des variations chez une même personne au cours du temps, et ont examiné la place de l’âge dans ces associations. Le suivi couvre quatre années et porte sur l’usage de cannabis ainsi que cinq groupes de symptômes.

Dans les comparaisons entre jeunes, les associations réciproques étaient observées pour tous les symptômes étudiés sauf l’anxiété. Une hausse des symptômes anxieux était associée à une plus grande probabilité de déclarer un usage de cannabis un an plus tard, tandis que l’association dans l’autre sens n’était pas retrouvée. L’anxiété suit un lien unidirectionnel dans les analyses principales.

Les associations prospectives les plus fortes, à la fois entre les jeunes et au sein d’un même jeune, concernaient les symptômes dépressifs et les troubles des conduites. L’âge modérait ces liens, sans que le résumé n’en précise le sens ou l’ampleur. Ces résultats restent des associations et ne permettent pas d’établir que l’un de ces facteurs cause l’autre.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude longitudinale prospective avec analyses de régression multiniveau.
Population
11 868 adolescents américains âgés de 9 à 15 ans, participant à l’étude longitudinale ABCD.
À retenir

Cette prépublication associe surtout les symptômes dépressifs et de troubles des conduites à l’usage ultérieur de cannabis, avec des liens réciproques observés au cours de l’adolescence précoce.

Le microbiote intestinal et le système nerveux communiquent dans les deux sens, un ensemble souvent appelé axe intestin-cerveau. Dans une prépublication non évaluée par les pairs, des auteurs ont comparé des données sur la dysbiose microbienne dans la dépression, l’anxiété, la schizophrénie et le TSA. Leur point de départ est un dialogue bidirectionnel intestin cerveau .

L’enquête anonyme en ligne a réuni 230 personnes, majoritairement jeunes, affiliées aux sciences de la santé et vivant en Inde. Environ trois quarts connaissaient un lien possible entre intestin et santé mentale. Près de la moitié ne rapportait aucune pratique alimentaire spécifique. Près de 60 % décrivaient des symptômes digestifs associés au stress, tout en consultant rarement pour ce motif.

Pour la comparaison informatique, les auteurs ont extrait de la base Disbiome des listes de taxons fécaux, groupes de micro-organismes, déclarés augmentés ou réduits selon chaque trouble. Dépression, anxiété et schizophrénie présentaient des signatures largement chevauchantes , notamment pour plusieurs genres ou familles bactériennes. Le profil attribué au TSA se distinguait par un recouvrement limité avec les trois autres troubles.

Les rapprochements observés concernent des associations répertoriées, pas la preuve qu’un microbiote provoque un trouble neurologique ou psychiatrique. Les auteurs évoquent des pistes thérapeutiques spécifiques , mais le résumé ne permet pas d’évaluer la solidité des études rassemblées par la base ni les différences entre elles. Une lecture du texte intégral serait nécessaire avant d’interpréter ces résultats pour des stratégies thérapeutiques.

L’étude en bref

Type d’étude
Enquête en ligne anonyme et analyse comparative in silico de listes de taxons microbiens issues de la base Disbiome.
Population
230 répondants à une enquête en ligne, majoritairement jeunes, affiliés aux sciences de la santé et vivant en Inde. La population des études sous-jacentes à l’analyse microbiologique n’est pas précisée dans le résumé disponible.
À retenir

Cette prépublication rapporte un profil microbien associé au TSA distinct de ceux recensés pour la dépression, l’anxiété et la schizophrénie, sans permettre d’établir une relation causale.

Cette prépublication examine les liens entre l’adhésion à l’idéologie incel et plusieurs attitudes ou caractéristiques individuelles chez des hommes issus de la population générale. Le terme incel renvoie ici à une communauté de personnes se définissant comme célibataires involontaires. Comme toute recherche encore préliminaire , elle n’a pas encore été évaluée par les pairs.

Dans la première étude, menée auprès de 65 hommes, des niveaux plus élevés de misogynie et d’autoritarisme de droite étaient associés à une plus forte adhésion à l’idéologie incel. Des associations statistiques contrastées ressortent . L’orientation à la dominance sociale, une mesure d’attitudes envers les hiérarchies entre groupes, était pour sa part négativement associée à cette adhésion.

La seconde étude portait sur 282 hommes. Les expériences traumatiques durant l’enfance, la sensibilité sociale et sensorielle et le traitement monotropique, deux dimensions de traits autistiques examinées par les auteurs, étaient positivement associés aux traits incel. La misogynie médiatisait statistiquement ces liens . Cela décrit un schéma d’associations dans les données, sans démontrer un mécanisme causal.

Les hommes s’identifiant eux-mêmes comme incels obtenaient aussi des scores plus élevés pour les traits incel, la misogynie, les expériences traumatiques infantiles et la sensibilité sociale et sensorielle. Ils ne différaient pas des non-incels pour le traitement monotropique. Aucune causalité n’est établie . Les auteurs estiment que ces résultats pourraient contribuer à des programmes de prévention ou d’accompagnement du départ de cette communauté.

L’étude en bref

Type d’étude
recherche exploratoire comportant deux études d’association menées dans des échantillons communautaires
Population
Deux échantillons communautaires masculins, comprenant respectivement 65 et 282 participants.
À retenir

Dans ces deux échantillons masculins, certaines dimensions de traits autistiques et des expériences traumatiques infantiles étaient associées aux traits incel, avec une médiation statistique par la misogynie, sans permettre d’inférer une causalité.

Entre 3 et 5 ans, les manifestations du TDAH peuvent prendre des formes variées. Cette étude américaine a examiné leur lien statistique avec un diagnostic rapporté dans le dossier médical et/ou par les parents. Tous les symptômes étudiés étaient significativement associés à un diagnostic de TDAH dans les analyses.

Les chercheurs ont utilisé les données du programme ECHO, qui rassemble des informations sur la santé des enfants aux États-Unis. Les proches aidants avaient rempli au moins une mesure de symptômes à 3 ans, 4 ans ou 5 ans. Les effectifs disponibles étaient de 1 430 enfants à 3 ans, 1 453 à 4 ans et 2 029 à 5 ans. Les données viennent des États-Unis et portent sur la période préscolaire.

Parmi les dix manifestations prises en compte, être « constamment en mouvement » et interrompre ou s’immiscer dans les activités des autres présentaient les liens les plus forts avec le diagnostic. Il s’agit d’associations mesurées par régression logistique, une méthode qui estime le lien entre un facteur et la probabilité d’un résultat. Ces liens ne prouvent pas qu’un symptôme entraîne à lui seul un diagnostic.

Globalement, la force des associations ne différait pas significativement selon l’âge. Des interactions statistiques étaient néanmoins relevées pour la difficulté à aller au bout des tâches, l’agitation motrice et les interruptions. Les auteurs soulignent que l’interprétation des symptômes doit aussi tenir compte du contexte et du retentissement, et appellent à étudier les 18 symptômes du TDAH sur plusieurs périodes du développement. Le contexte reste à considérer au-delà de la présence d’un comportement isolé.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude observationnelle d’associations, fondée sur des régressions logistiques dans un jeu de données national.
Population
Enfants d’âge préscolaire aux États-Unis, avec au moins une évaluation par les proches aidants. N = 1 430 à 3 ans, 1 453 à 4 ans et 2 029 à 5 ans.
À retenir

Chez des enfants américains de 3 à 5 ans, les dix symptômes évalués étaient associés à un diagnostic de TDAH, avec des associations plus fortes pour l’activité constante et les interruptions, sans permettre d’établir un diagnostic à partir d’un symptôme seul.