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La figure d’attachement n’est pas toujours celle que l’on pense !

Tout enfant a besoin de développer une relation particulière avec une personne qui prend soin de lui en continu et de façon cohérente. C’est la figure d’attachement. 

La figure d’attachement fonctionne, en principe, comme un havre de sécurité, une source de réconfort et de protection dans un contexte d’activation physiologique ou de menace environnementale, et comme une base de sécurité pour l’enfant.

Cette théorie de l’attachement a maintenant plus de 40 ans, pourtant elle est encore bien mal connue.

Si,  la figure d’attachement est prévisible et sécurisante, le bébé sent dans son corps qu’il peut s’apaiser et se laisser porter dans un monde qu’il considère comme rassurant. Au contraire, si, la figure d’attachement est imprévisible et peu disponible, le bébé sent dans son corps qu’il vaut mieux rester réactif à toute sorte de stress et aux potentiels dangers alentours.

En résumé, la figure d’attachement est la personne qui prend fréquemment et durablement soin de l’enfant durant ses premiers mois de vie. Généralement, il s’agit de la mère ou du père.

Qu’en est-il de la “désignation” de la figure d’attachement ?

Je pense aujourd’hui  que celle ci peut varier en fonction de la culture et de la religion du pays dans lequel nous grandissons.

Dans les cultures judéo chrétiennes en effet, la figure d’attachement est pensée principalement comme étant celle du père ou de la mère. Mais c’est une autre histoire qui mériterait que je m’y attarde dans un prochain article.

La mise en oeuvre du congé maternité, en 1980, d’une durée d’environ 10 semaines renforce cette idée. Plus tard la législation évoluera vers la création du congé parental d’éducation. Les derniers textes datent de 2015 et permettent, dès le premier enfant de pouvoir prétendre à ce congé pour une durée de 6 mois maximum pour chaque membre du couple.

 

Alors la mère ou le père comme figure d’attachement ? Rien n’est moins sûr.

 

Voici l’histoire de Jeanne.  Aujourd’hui adulte, elle témoigne :

 

“A l’âge de 9 ans, j’ai perdu totalement confiance en mes deux parents. J’avais été élevée par ma grand mère, une femme extraordinaire qui a su m’aimer, me valoriser, me porter. Mes parents, je les voyais peu. Ils étaient occupés à travailler, n’avaient que peu de temps à me consacrer.”

 

Que s’est-il passé pour que vous perdiez cette confiance ?

 

“Ma grand mère est morte. Mes parents, pensant me protéger, m’ont caché ce décès. Je l’ai appris lors d’une de mes activités sportives. Une amie s’est étonnée de ma présence. C’est elle qui m’a appris ce décès.

Lorsque je suis rentrée, j’ai demandé à mes parents. Et là, j’ai fait le constat qu’ils pouvaient mentir. Je ne pensais pas que c’était possible, qu’un parent pouvait mentir à son enfant.

Mon monde s’est effondré.

Non seulement je perdais celle dont je me sentais le plus aimée, et c’était terrible, mais en plus, je ne pouvais plus faire confiance aux adultes qui restaient.

Ce n’est que bien plus tard, adulte, que j’ai compris que ma figure d’attachement n’était ni ma mère ni mon père, mais celle de ma grand mère….”

Votre enfant ne semble pas avoir de relation particulière avec un proche ? Il semble ne pas être en relation ? Il est anxieux ? N’hésitez plus,
prenez rendez vous.

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