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Témoignage : Quand le diagnostic ouvre enfin la porte de la sérénité .

Témoignage : Quand le diagnostic ouvre enfin la porte de la sérénité .

Depuis fort longtemps, en fait depuis la petite enfance, je me sens “différente”, un peu décalée, pas souvent comprise, rejetée…

Souvent les personnes qui ne me connaissent pas disent de moi que je suis froide, hautaine, fière….

Cela m’a souvent blessée. Pourtant je n’en ai rien dit, tout simplement parce que je ne comprenais pas cette distorsion. Mais de là à oser consulter pour un diagnostic….

Cela ne m’a pas empêchée de construire mon parcours de vie, comme chacun d’entre nous, en m’appuyant sur les valeurs transmises par mes parents, mon éducation,  et notre culture : Travail, argent, famille (c’était dans cet ordre là pour mes parents…).  Toutefois, le malaise perdurait. Cependant, je ne suis pas prête pour un quelconque diagnostic. 

Puis, en 2015, je perds brutalement mon identité professionnelle, et je m’effondre psychiquement.

 

Parce que re – vivre et surtout mieux vivre était mon leitmotiv, j’ai fait le choix d’une prise en charge spécialisée (psychiatre puis psychologue). Au fil des entretiens, de mes lectures, et de mes recherches, je découvre, non sans surprise d’ailleurs,  que peut être, mon cerveau marche “différemment” et surtout qu’il fonctionne en permanence.

Ceci expliquerait peut être pourquoi depuis ma petite enfance je me sens “particulière”, “décalée”, un peu “tsoin tsoin”, « fofolle », « farfelue », « originale » ?

Pendant une année encore, je patauge, me perds, et ça n’en finit pas. Je ne sais pas si je peux aller consulter un neuropsychologue. Non pas à cause du coût, cette hésitation est uniquement à mettre en lien avec une très mauvaise estime de moi même.

C’est grâce à trois amies que je vais passer le cap.

L’une d’entre elle me dit : “Ben alors, ce n’est pas grave, ce n’est pas une maladie.”

Quelques mois plus tard le rendez vous est pris. Je vais enfin savoir. En route pour le diagnostic !

J’aborde l’ensemble des tests avec tranquillité, sérénité, je suis prête. Je veux savoir.

A l’issue de cette journée fatiguante, je rentre, avec le sourire.

Je ne sais toujours pas mais, j’ai fait cette démarche et cela me réjouis.

 

Et puis, je sais. Je sais que je suis HPI. Et là, c’est comme si pendant presque 52 ans, j’étais restée derrière un rideau bien lourd, en velours, et que doucement il s’ouvre.

Pascale tu avais raison, ce n’est pas une maladie.

Sylvaine, toi qui pensais que je savais, je te remercie infiniment de ta délicatesse.

Et enfin, Sabine, merci de m’avoir accueillie, de m’avoir rassurée dès le premier entretien, tu as su me  mettre en confiance (ce qui est fort rare).

Grâce à vous trois, grâce à votre tact, votre délicatesse, je ne suis pas une autre, je suis enfin moi et je vous en remercie.

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